Cela avait démarré sans que je m’en rende compte, à Bordeaux, à la gare Saint-Jean, comme de la science-fiction.À chaque fois que je m’y arrêtais, j’imaginais qu’il s’agissait d’un endroit en contact avec un autre espace, et j’écrivais le début d’un roman.Quelque chose de spatial et d’étrange.«-La gare Saint Jean est un « klashnal », me glisse mon contact. Un lieu où l’univers peut tomber à la verticale.Nous continuons d’avancer jusqu’à la sortie dite Belcier, qui donne vers le No Man’s land, les Terres de Bordes, où sont établis les lieux de plaisir, les femmes qui se vendent et les dealers de Nashium. Le quai me paraît interminable… »Quelque temps plus tard, l’on me propose de devenir un peu cosmonaute, et, par le jeu d’un hasard qui m’émerveille, l’expérience doit se dérouler à Bordeaux.Il s’agit de monter dans un avion qui se déguise en fusée, se hisse dans le ciel, très haut, aussi haut que là où habitent les Anges et peut-être même Dieu, et en redescend encore plus vite. Par un artifice mystérieux, mettant en jeu les rouages non moins mystérieux des forces qui relient nos pieds au sol de notre planète, la gravité s’annule, et l’on peut flotter, dégagé pour quelques instants de son propre poids.Cet exercice est effectué par des Spacemans s’entraînant à spacer, et des scientifiques soucieux d’étudier les Mystères. L’impesanteur, on le sait tous depuis Tintin sur la lune, étant le b.a ba de la vie dans l’espace, là où s’exercent d’autres lois, où ce qui nous constitue, notre masse, rendu de toute façon dérisoire par l’immensité nous entourant, perd non seulement toute pertinence, mais n’existe tout simplement plus.

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science et avenir
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Lancement de "Zéro G - Un vol sans gravité", le documentaire web de Vincent Ravalec le 10 septembre, par Arte et France Inter

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