Jean-Pierre Coffe
Jean-Pierre Coffe © corbis

Pour beaucoup de Français, il était comme un membre de la (Grande) famille, cet oncle râleur qui faisait sourire mais dont on savait, au fond, qu'il avait toujours raison. Grand pourfendeur de la malbouffe devant l'éternel, son tonitruant "C'est de la merde" ne résonnera plus.

Jean-Pierre Coffe a rejoint son pote Carmet. La Confrérie du Fromage de Tête est orpheline, tout comme une bonne partie des téléspectateurs français et des auditeurs de France Inter.

Il y a parlait "bouffe", pardon, "nourriture". Ici, le jambon :

Des planches aux fourneaux

Une grand-mère cuisinière et un grand-père maraîcher lui ont sans doute transmis l'amour de la bonne chère et des bons produits. Et pourtant, adolescent, ce sont les planches qui l'attirent.

Jean-Pierre Coffe devant La Ciboulette
Jean-Pierre Coffe devant La Ciboulette © Sipa
Après le pensionnat, il s'inscrit au Cours Simon. Le service militaire interrompt sa carrière théâtrale. Au retour, grâce à une petite annonce ainsi rédigée : "_Ne sait rien faire, mais plein de bonne volonté_ ", il intègre la direction commerciale de la marque de papier à cigarettes JOB. Il est ensuite directeur commercial aux Editions Robert Laffont. Puis il monte sa propre entreprise de relations publiques. **La gastronomie arrive dans sa vie dans les années 70** , alors qu'il a trente-cinq ans. C'est sur les conseils d'Henri Gault (de Gault et Millau) qu'il se lance dans la restauration. En 1976, il monte **La Ciboulette** , rue Saint Honoré. Jean Poiret qui joue La Cage aux Folles au théâtre du palais Royal est un fidèle. Puis ce sera **Modeste** , qui devient vite un haut lieu de la nuit parisienne. Ses clients s'appellent Yves Boisset, Joseph Losey, Luis Bunuel, Graham Greene et bien sûr Jean Carmet et Jean-Claude Carrière. Michel Denisot et Pierre Lescure fréquentent aussi l'établissement et séduits par sa verve lui proposent de passer une audition. **Le premier raconte ses souvenirs...**
C'est ainsi qu'il fait ses début sur le petit écran. Il travaille successivement pour les chaînes : Canal Plus, France 2, France 3 et TF1. Dans "La grande famille" de Denisot, son franc-parler et sa phrase devenue culte "C'est d'la merde" font de lui rapidement une figure du petit écran. Dans les années 2000, il fait partie de l'équipe de Michel Drucker sur France 2 et intervient dans l'émission "Vivement dimanche prochain". A la télévision, il pourfend la malbouffe, ce qui ne l'empêche pas de travailler, ponctuellement, pour les enseignes de la grande distribution. Jean-Pierre Coffe est également chroniqueur radio. Il a fait partie des "Grosses têtes sur RTL", a animé "**Ça se bouffe pas, ça se mange" sur France Inter** . De 1999 à 2006, chaque samedi, il parlait cuisine, recettes, bons produits, bonne chère et bons vins. Entouré d'une belle équipe de chroniqueurs et spécialistes : Jean-Paul Frétillet, Isabelle Saporta, Périco Légasse... . Il a figuré au générique de plusieurs films et est l'auteur de nombreux ouvrages, guides culinaires, recueils de conseils en jardinage et livres de recettes. En mai 2015, Jean-PIerre Coffe avait retrouvé les studios de France Inter à l'occasion de la sortie de son autobiographie "Une vie de Coffe" (Stock) **►►► (RE)ECOUTEZ** [**> La Bande Originale** ](http://www.franceinter.fr/emission-la-bande-originale-jean-pierre-coffe) de nagui [**> Si tu écoutes, j'annule tout** ](http://www.franceinter.fr/emission-si-tu-ecoutes-jannule-tout-jean-pierre-coffe ) de Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek ### Les réactions sur Twitter
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