Pour le cinquantenaire de sa disparition, le Grand Palais a réuni des œuvresdu monde entier pour une rétrospective à la mesure de cet artiste majeur du XXe siècle.

Quel que soit le sujet, la peinture de Georges Braque n’est pas un art d’imitation même si elle est ancrée dans la réalité ; elle donne à voir. Pour cela, il choisit l’évocation plutôt que la description . Ce parti-pris explique son choix pour la peinture fauve à ses débuts, puis cubiste - et aussi les liens forts qu’il noue toute sa vie avec les poètes et les musiciens .

Pour Guillaume Apollinaire :

Ce qui différencie le cubisme de l’ancienne peinture, c’est qu’il n’est pas un art d’imitation, mais un art de conception qui tend à s’élever jusqu’à la création. En représentant la réalité-conçue ou la réalité-créée, le peintre peut donner l’apparence de trois dimensions, peut en quelque sorte cubiquer. Il ne le pourrait pas en rendant simplement la réalité-vue, à moins de faire du trompe-l’oeil en raccourci ou en perspective, ce qui déformerait la qualité de la forme conçue ou créée.

Méditations esthétiques, les peintres cubistes (Paris, Figuière, 1913)

Braque ne se travaille pas que sur des toiles, mais sur des supports et des formats très différents : il réalise des rideaux de décors et des costumes pour les Ballets russes (en 1923), des illustrations de textes poétiques pour René Char (en 1950), le plafond d'une des salles du Louvre (aujourd’hui Salle Henri II) sur demande d'André Malraux (en 1953), des vitraux pour la chapelle Saint Dominique (en 1955-56)...

Joann Sfar a visité l'exposition au Grand Palais et croqué les toiles :

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