Peux-t-on rire de tout ? Et notamment du racisme ? La metteuse en scène Catherine Hiegel pose la question en adaptant trois dramuscules de l'auteur autrichien Thomas Bernhard au Poche-Montparnasse. La pièce est interprétée par deux grandes comédiennes : Catherine Salviat et Judith Magre.

judith magre dans Dramuscules
judith magre dans Dramuscules © Pascal Gély

Alors le rire comme exutoire ? L'humour de Thomas Bernhard fait parfois grincer les dents. Thomas Bernhard a écrit les dramuscules un an avant sa mort . Tout au long de sa carrière, le dramaturge autrichien a dressé le portrait d'un pays qui a eu de mal à tourner la page du nazisme. Dans une période où les idéologies extrémistes refont surface, les textes de Dramuscules dressent le portrait de la haine et du racisme. Les comédiennes doivent dire des choses horribles sur scène.

Judith Magre, 60 ans de carrière sur les planches n'a jamais eu à jouer des personnages aussi odieux...

La pièce suscite beaucoup de commentaires car Catherine Hiegel a entrecoupé les dramuscules d'un petit jeu avec le public . Catherine Salviat lit dans un carnet des phrases prononcées ou écrites par des personnages célèbres du 17ème siècle à nos jours . Et le public doit les reconnaitre. On est surpris de découvrir certains noms comme Montesquieu, Voltaire, Jules Ferry ou Kant Elle mêle aussi des citations de politiques plus récentes.

Certains spectateurs sortent excédés de ce petit jeu et trouvent un peu facile d’extraire des phrases hors de leur contexte historique. Cette pièce a au moins le mérite d'alimenter les discussions à la sortie du spectacle. A vous de vous faire votre idée en allant voir ces dramuscules jusqu'au 9 mars 2014 à 19h au Poche-Montparnasse à Paris.

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