Karl Lagerfeld a deux qualités : il est doté d’une mémoire extraordinaire et d’un fabuleux coup de crayon. En revanche, il a un défaut pour qui veut faire son portrait : il est secret. Sauf ici. Dans le documentaire « Karl Lagerfeld se dessine » de Loïc Prigent diffusé sur Arte en 2013.

Karl Lagerfeld et ses feutres (extrait du documentaire)
Karl Lagerfeld et ses feutres (extrait du documentaire) © ARTE

Il est né dans une famille aisée, où il fut, d’après lui : « gâté pourri. » Quand le créateur de collection chez Chanel croque sa mère avec une précision et un sens du détail incroyable , son débit mitraillette ralentit. « Tu me ressembles, en moins bien » lui disait-elle. On comprend pourquoi il voulait être adulte : « c’était humiliant pour moi d’être un enfant ».

Un vrai dandy

Arrivé à Paris, Karl Lagerfeld  se rappelle la tenancière de l’hôtel dans lequel il logeait. Il gagne un concours de mode et entre chez Balmain , puis chez Jean Patou en 1959 .

Dans une ambiance sonore de bruit du feutre sur le papier, le modéliste se rappelle Alphonsine, la « première d’atelier » au vocabulaire imagé qui parlait « d’un vêtement qui tombait comme une merde du 6ème » pour évoquer une tenue réussie. Il évoque ainsi l’homme de sa vie Jacques de Bascher « un vrai dandy ».
Et se moque de lui-même, lui aussi très élégant, jusqu’au ridicule parfois.

KLagerfeld
KLagerfeld © Radio France

Les années 2000

KLagerfeld 3
KLagerfeld 3 © Arte

voir un extrait de "Karl Lagerfeld se dessine" :

À quoi ressemblait Karl Lagerfeld, enfant ? Sa réponse :

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