Star planétaire de la haute couture, Karl Lagerfeld était aussi le symbole d'une vie de démesure totale. Jonglant entre ses quatre Iphone, il buvait des litres de coca par jour dans un verre en cristal. Amateur de jets privés, il collectionnait des centaines de milliers de livres.

Karl Lagerfeld pose devant un jet privé Chanel, à Santa Monica, aux États-Unis, le 18 mai 2007
Karl Lagerfeld pose devant un jet privé Chanel, à Santa Monica, aux États-Unis, le 18 mai 2007 © AFP / GABRIEL BOUYS / AFP

Il avait quatre iPhone et des dizaines d'iPod

Karl Lagerfeld avait aussi une fibre "geek". Le couturier possédait au moins quatre iPhone qu'il transportait dans une petite mallette, comme il l'avait montré lors de la conférence "LeWeb" à Paris, en 2011. On le voit aussi présenter à l'ouverture de cette conférence l'un de ses iPad qu'il utilisait pour réaliser un certain nombre de croquis. "J'ai déjà fait des séries de photos de mode avec mon téléphone" avait-il expliqué dans l'émission Stupéfiant.

Selon le site internet Melty.fr, Lagerfeld était un "Apple maniac" qui possédait aussi plusieurs centaines de baladeurs iPod de la marque à la pomme. Il ne les remplissait jamais complètement et les utilisait pour écouter à chaque fois un type différent de musique...

Il buvait plusieurs bouteilles de Coca Light par jour

Le couturier était un (grand) consommateur de Coca-Cola Light. Il avait expliqué en consommer plusieurs litres par jour, "une dizaine de bouteilles par jour". "M. Lagerfeld aime déguster le Coca dans un verre en cristal pour que le goût de la boisson caféinée s’épanouisse complètement" écrivait Sylvie Chayette dans son blog "mode" sur LeMonde.fr

C'est pour cette raison que Karl Lagerfeld avait été sollicité en 2010 pour redessiner la bouteille du soda. Sa version collector de la bouteille était blanche, avec sa silhouette dessinée en noir et blanc et était coiffée d'une capsule rose. 

Il possédait des dizaines de milliers d'ouvrages

Karl Lagerfeld avait pris la pose dans une réplique de son bureau pour l'exposition en son nom à Essen, en Allemagne.
Karl Lagerfeld avait pris la pose dans une réplique de son bureau pour l'exposition en son nom à Essen, en Allemagne. © AFP / CAROLINE SEIDEL / DPA

Karl Lagerfeld possédait entre 250 et 300 000 ouvrages. Amoureux de littérature, il racontait qu'il pouvait parcourir une dizaine de livres en parallèle, dans trois langues différentes (anglais, français, allemand). Collectionneur de très nombreux ouvrages et beaux livres, il s'était même offert sa propre librairie, le "7L", situé 7 rue de Lille dans le VIIe arrondissement de Paris avec une bibliothèque en arrière boutique de plus de 70 000 livres. 7L était aussi une maison d'édition qui faisait paraître des ouvrages sur l'architecture, la photo ou des auteurs qu'il appréciait tout particulièrement.

Posséder autant d'ouvrages, c'était selon lui "une folie totale", mais une folie "qu'on ne traite pas à Sainte-Anne". Il l'avait raconté à Léa Salamé sur France 2, expliquant qu'il lisait à la fois très tôt le matin et avant de s'endormir. 

Il avait de (très) nombreuses résidences secondaires

"J'aime décorer les maisons, pas forcément pour y habiter. Quelquefois, je n'ai pas de vie à y mettre dedans", avait raconté le couturier à Loïc Prigent. Il collectionnait en effet les résidences secondaires : un bel appartement art-déco à Paris (l'on dit même qu'il avait deux appartements côte-à-côte, l'un pour vivre et dessiner, l'autre pour recevoir) ou un palais à Monaco. En juin 2018, l'une de ses villas, située à Hambourg, au bord de l'Elbe, avait été mise en vente pour 10 millions d'euros. Il a aussi passé plusieurs années sans jamais retourner dans son château du XVIIIe siècle, situé dans le Morbihan.

En 2000, il a perdu 42 kilos en 13 mois

42 kilos en 13 mois grâce à la méthode d’amincissement Spoonlight. Un amaigrissement spectaculaire basé sur ce régime controversé qui fit grand bruit à l'époque. Ça implique "beaucoup de volonté pour devenir un cintre parfait", disait-il.

Il voyageait exclusivement en jet privé

En 2015, Karl Lagerfeld confiait à l’Express Style qu’il n’empruntait plus de vols commerciaux "à cause des selfies et des contrôles. Quand quelqu'un de vaguement connu passe dans ce genre d'endroit et doit se déchausser, enlever sa veste, tout le monde se met à le photographier, avait-il expliqué. Si on ne me donne pas un petit avion, je reste chez moi", tonnait-il.

Il choyait Choupette, sa chatte birmane, plus que de raison

Offerte au couturier à Noël 2011 par le mannequin Baptiste Giabiconi, Choupette est une véritable star. Égérie d'un compte Instagram comptabilisant plus de 125 000 abonnés, Lagerfeld en a fait une star, posant avec elle en "une" de grands magazines ou en lui faisant faire de la publicité. "Elle est irrésistible" disait-il dans un entretien à Marc-Olivier Fogiel. Il avait aussi expliqué à cette occasion avoir fait de l'animal son héritière : "Elle a sa propre petite fortune (plus de 3 millions d'euros, NDLR), c'est une héritière. S'il m'arrive quelque chose, la personne qui s'occupera d'elle ne sera pas dans la misère. Les pubs qu'elle a fait, l'argent je ne le prends pas, c'est mis exprès pour elle. Choupette est une fille riche". 

L'animal prenait ses repas à table avec son maître, dans des plats en argent. Le couturier avait également embauché plusieurs dames de compagnie pour s'occuper de Choupette et un garde du corps : "Ça fait des emplois" ironisait-il face à Thierry Ardisson. 

Aller plus loin

Karl Lagerfeld a reçu la Légion d’honneur des mains de Nicolas Sarkozy le 3 juin 2010
Karl Lagerfeld a reçu la Légion d’honneur des mains de Nicolas Sarkozy le 3 juin 2010 © AFP / JACKY NAEGELEN / POOL / AFP
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