Né en 1928, Jack Ralite a été maire de la ville d'Aubervilliers pendant près de vingt ans. Député puis sénateur de Seine-Saint-Denis, il a été un fervent défenseur de la culture.

Jack Ralite en 2000
Jack Ralite en 2000 © Maxppp / BEP/Georges Bartoli

Né en  1928, Jack Ralite a été maire de la ville d'Aubervilliers pendant près de vingt ans. Adjoint à la culture, poste qu’il inventa, il avait préfiguré l'idée d'une salle permanente de création en banlieue, le Théâtre de la Commune. 

Il a été député de Seine-Saint-Denis pendant huit ans à partir de 1973, il a ensuite été sénateur pendant 16 ans.

Jack Ralite est entré au gouvernement en juin 1981 pour occuper le poste de ministre de la Santé, puis de l'Emploi auprès du Premier ministre Pierre Mauroy. 

Spécialiste des questions culturelles au PCF, il a été membre du comité central, puis national de 1979 à 2000. Il était l'un des chefs de file des "refondateurs", partisans d'une profonde mutation du PCF.

Un homme de culture

Passionné de théâtre, il a commencé par s'inscrire au Parti communiste française en 1947, avant de devenir journaliste à l'Humanité, pour les pages culturelles. Ensuite, lors de sa carrière politique,  il a été particulièrement sensible aux dossiers sociaux concernant les artistes, et notamment au régime des intermittents du spectacle. Il a siégé à la commission des affaires culturelles à l'Assemblée nationale.

Animateur des Etats généraux de la culture en 1987, il a également siégé dans les conseils d'administration de théâtre ou de festivals (Théâtre du peuple, Festival Paris quartiers d'été, Cité de la musique, Théatre Nationale de la Colline, Cité de la musique, Centre des monuments nationaux). 

Il s'est illustré également dans les dossiers concernant l'audiovisuel public. Jack Ralite était un fervent défenseur du service public de la culturel et de l'audiovisuel. Il s'était notamment illustré en défendant ses conceptions de l'audiovisuel public en 2009. La suppression de la publicité sur France Télévisions, entre 20 heures et 6 heures, est devenue effective le sénateur de Seine-Saint-Denis et animateur des Etats généraux de la Culture rappellait que cette  loi "historique et hystérique" n'était " ni votée ni promulguée !" .

Le franc-parler d'un communiste

En 2012, son nom figurait sur la liste des promus à la Légion d'Honneur. Il a refusé la distinction : "Je n'ai pas refusé trois fois la Légion d'Honneur sous la gauche pour l'accepter une fois sous la droite", avait-il écrit dans un communiqué.  "Je ne suis pas un élu qu'on porte à la boutonnière". 

Les réactions

Venant du monde culturel ou politique, nombreux sont ceux qui rendent hommage à son engagement aux côtés des artistes, et son idéal humaniste. Gilles Jacob, ancien président du Festival de Cannes a salué un homme de bien : "J'avais une grande estime pour Jack _Ralite_, homme de bien, excellent ministre, amoureux toute sa vie du cinéma. Une pensée", a t-il tweeté. 

Vincent Monadé, président du Centre National du Livre, estime qu' "il fut un grand élu et un homme de culture, amoureux et défenseur du livre".

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