Où il est question de César, Arman, Spoerri, Tinguely, Journiac ou Buren. Petit bol d'air vivifiant au coeur de la création artistique des années 60 en France .

Même les soixante-huitards déçus et cous serrés dans leurs cravates ne pourront pas le nier ; ce qui s’inventa dans les années 60 sur la scène artistique coule encore dans les veines de l’art contemporain.

Chronique d'une scène parisienne
Chronique d'une scène parisienne © Editions Hazan / Christine Siméone

Anne Tronche, critique d’art le démontre en explorant à sa manière cette époque dans « Chronique d’une scène parisienne, l’art des années soixante » chez Hazan.

D’abord elle écrit "je", non pour sombrer dans les souvenirs d’une jeune femme en quête d’art, mais pour signifier que l’œuvre d’art n’existe pas sans celui qui regarde, rappeler que l’œuvre n’est pas une fiche technique; elle est une rencontre, voire un dérangement dans l’ordre bien établi des préjugés et des sensations.

Au-delà du "je", reste de cette lecture un sentiment vivifiant d’être au cœur des avant-gardes, avec Spoerri et ses restaurants ou tableaux pièges pour ne citer qu'un exemple. Aujourd’hui même je reçois une invitation pour m’indiquer que art et gastronomie se marient, ça me rappelle Spoerri justement et bien d'autres choses de cette époque. Anne Tronche les racontent très bien, tout comme les débuts de l’art corporel ou des happenings.

blogcs itw automatique... ou pas
blogcs itw automatique... ou pas © Radio France / C Siméone

Bref, Anne Tronche a vu, avant mai 68, les artistes faire craquer les carcans d’une époque cul pincé et bouche cousue. Avec elle, l’interview ne fut pas automatique du tout, mais chaleureux et enthousiaste…

Anne Tronche
Anne Tronche © Radio France / Christine Siméone

Anne Tronche, le corps et l'esprit de l'art

Pour Anne Tronche, l'art des années soixante est toujoursprésent dans la création actuelle

Les artistes ont cherché à faire leur révolution avant Mai 68

La messe pour un corps de Michel Journiac

Anne Tronche participe aussi ce Vendredi 23 mars à18hau musée du quai Branly (salle de cinéma) à la rencontre sur LA PREMIERE FOUILLE ARCHEOLOGIQUE DE L’ART CONTEMPORAIN . En 1983, Daniel Spoerri avait organisé un grand banquet, et enterré les restes de ce banquet. Le déterrement de ce « Déjeuner sous l’herbe » à Jouy en Josas donne lieu désormais à des études « archéologiques » sur l’art.

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blogcs signature C Simeone © Radio France / C Siméone
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