Journée sous haute tension pour les radios et télés publiques : la ministre de la Culture Françoise Nyssen présente ce matin les grandes lignes de la réforme du secteur, voulue par Emmanuel Macron... Des orientations qu'on attendait fin mars. Le dossier, manifestement, s'est révélé plus compliqué que prévu.

Maison de la radio, vue depuis le pont de Grenelle.
Maison de la radio, vue depuis le pont de Grenelle. © Radio France / Christophe Abramowitz

Aucun chiffre ne devrait être avancé : trop explosif, avancent certains observateurs. On parle d'une enveloppe qui pourrait atteindre 500 millions d'euros, sur un budget global de 3,9 milliards, accompagnée d'une réduction drastique des effectifs. Françoise Nyssen devrait donc se limiter aux grandes orientations stratégiques : faire en sorte que France Télévisions rattrape son retard sur le numérique, aller capter les jeunes publics, développer l'offre de proximité...

Dans ce cadre, les réseaux France 3 et France Bleu pourraient être rapprochés, France 4 pourrait basculer sur le web, et France Ô disparaître...

Un dossier tenu en haut lieu

Mais si la ministre de la Culture monte seule au créneau ce lundi, entourée des présidents de l'audiovisuel public, en réalité c'est bien Matignon qui a la main. Pour preuve cette dernière réunion, quelques minutes avant les annonces, entre le Premier Ministre, la ministre de la Culture et les députés de la majorité en charge du dossier...

Dimanche soir, Édouard Philippe a également reçu les présidentes de Radio France et de France Télévisions, pour un dernier cadrage budgétaire. "Rien de punitif, pas de logique de robot mais des transformations pour plus d'efficacité dans les dépenses", assure-t-on du côté de Matignon...

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