Tout l'audiovisuel public s'attendait à des demandes d'efforts de la part du gouvernement. Mais le montant global de l'effort demandé a de quoi surprendre.

L'effort pourrait être de 50 millions d'euros supplémentaires pour France Télévisions et 20 millions pour Radio France
L'effort pourrait être de 50 millions d'euros supplémentaires pour France Télévisions et 20 millions pour Radio France © AFP / Gilles Targat

France Télévisions, Radio France, Arte et France Médias Monde s'attendaient à de nouvelles coupes budgétaires. Mais selon les informations du Monde et de Libération sur les montants d'économie, l'effort pourrait être bien plus important que prévu.

Au total, on parle de 80 millions d'euros d'économie demandés : 50 pour France Télévisions, 20 pour le Monde, 5 pour Arte et quelques millions pour France Médias Monde (France 24, RFI) , mais la répartition de l'effort pourrait évoluer d'ici au 27 septembre, jour de présentation du projet de loi de finances en Conseil des ministres. Une somme qui fait bondir les syndicats, d'autant plus que ni au ministère, ni du côté des dirigeants des médias, on ne souhaite se risquer au moindre commentaire tant que les discussions ne sont pas achevées.

Effectifs déjà "saignés à blanc"

Pour la CGT de France Télévisions, qui rappelle dans un communiqué que radio et télé publiques sont déjà engagées dans des plans d'économie qui "ont saigné à blanc leurs effectifs", cette nouvelle décision signerait la casse de l'audiovisuel public. "Nous ne nous laisserons pas faire" prévient de son côté force ouvrière à France Télé".

"Une purge"dénonce quant à lui le Syndicat National des Journalistes de Radio France, qui couperait durablement les ailes des radios publiques. "20 millions de moins c'est ingérable", ajoute le SNJ qui interroge sur la parole de l'État, ces nouvelles économies ne figurant pas dans le contrat d'objectifs et de moyens (le COM) signé et que le gouvernement s'apprête "à balayer".

Même constat pour la CGT Radio France qui estime que ces économies sont impossibles à réaliser sans porter atteinte, une nouvelle fois, écrit le syndicat, "à la qualité des antennes, aux conditions de travail et à l'emploi".

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