Triste jour pour la littérature : après François Maspero et Günter Grass, nous apprenons la mort de l'écrivain et journaliste uruguyaen Eduardo Galeano .

Il est très connu pour avoir écrit "Les veines ouvertes de l'Amérique latine " (1971). Il y dénonçait l'exploitation du sous-continent américain depuis la colonisation par les Espagnols. Ce livre a fait référence pour tous les gens de gauche dans les années 60, et pour les altermondialistes.

Après tout, nous sommes ce que nous faisons pour changer ce que nous sommes. L'identité n'est pas une pièce de musée exposée sagement derrière une vitrine, mais la synthèse toujours étonnante de nos contradictions de chaque jour. (Le livre des étreintes)

Eduardo Galeano
Eduardo Galeano © Yvan Franco / maxppp

A 14 ans à peine, le jeune Galeano publie des caricatures dans l'hebdomadaire « El Sol » , du Parti socialiste. Entre 1961 et 1964, il avait dirigé la prestigieuse revue Marcha , avant de prendre la direction du journal de gauche Epoca (1964-1966). Emprisonné dans la foulée du coup d'Etat militaire de 1973, il s'était exilé en Argentine puis en Espagne, avant de revenir en Uruguay au retour de la démocratie en 1985.

Il se voulait écrivain d'un peuple et d'une culture ert confiaiten 2009 à Madrid :

Je n'ai pas eu la chance de connaître Shéhérazade, je n'ai pas appris l'art de la narration dans les palais de Bagdad, mes universités ont été les vieux cafés de Montevideo.

Il a participé à des forums sociaux mondiaux de l'altermondialisme (2001…2005), et fait partie des dix-neuf personnalités qui ont proposé et signé le manifeste de Porto Alegre. Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

C'est la presse urugayenne qui s'est fait l'écho de sa mort, à 74 ans à Montevio, ville dans laquelle il était né en 1940.

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