Connu notamment pour son "Bûcher des vanités", l'écrivain américain Tom Wolfe est mort à 88 ans ce lundi, selon le New York Times. Romancier mais aussi journaliste, il s'était illustré dans le genre littéraire du "nouveau journalisme".

Tom Wolfe, en 2012
Tom Wolfe, en 2012 © AFP / Fernando LEON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Il était reconnaissable pour son look de dandy, costumes blancs, cravate et (parfois) chapeau sur la tête : Tom Wolfe est mort, ce lundi, à l'âge de 88 ans, selon le New York Times. Selon le quotidien américain, qui cite son agent, Tom Wolfe était hospitalisé à New-York pour une infection

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Son roman ayant rencontré le plus grand succès, c'est "Le Bûcher des Vanités", publié en 1987, sur l'acharnement judiciaire vécu par un riche blanc new-yorkais lorsqu'il renverse un jeune noir en voiture dans le Bronx. Succès mondial en librairie, l'ouvrage avait été adapté au cinéma en 1990 par Brian de Palma, avec notamment Tom Hanks et Bruce Willis.

"Le seul écrivain américain à être républicain"

Mais avant la publication de ce best-seller, qui était son premier roman, Tom Wolfe s'était illustré dans de nombreux essais. D'abord engagé comme reporter, en 1962 au New-York Herald Tribune, il est l'un des pionniers d'un genre qui a émergé dans les années 60, le "Nouveau journalisme", qui utilise une écriture littéraire pour retranscrire des faits et des enquêtes journalistiques. Dans ce domaine, il publie "Acid Test" en 1968, son premier essai, consacré aux jeunes américains qui font l'expérience des drogues hallucinogènes. 

Après "Le Bûcher des Vanités", Tom Wolfe a publié trois autres romans. Le dernier, sorti en 2013, était "Bloody Miami", un ouvrage sur la cohabitation des communautés ethniques de Miami. Se considérant lui-même comme "le seul écrivain américain à être républicain", soutien de George W. Bush, il n'hésitait pourtant pas à égratigner les ambitions personnelles de ses amis politiques autant que de ses ennemis.

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