Au moins un tiers des d'oeuvres exposées seraient considérées comme des faux. Les tableaux ont été mis sous séquestre et le procureur de Gènes a ouvert une enquête.

 Testa di ragazza, l'un des tableaux exposés consacrée à Amedeo Modigliani au Palazzo Ducale de Gènes Auteur :
Testa di ragazza, l'un des tableaux exposés consacrée à Amedeo Modigliani au Palazzo Ducale de Gènes Auteur : © Maxppp / Luca Zennaro

Le scandale est grand en Italie. Une exposition consacrée au peintre Amedeo Modigliani et qui se tenait à Gênes, a dû fermer ses portes le 13 juillet dernier, trois jours avant son terme, car une partie des œuvres exposées est soupçonnée d’être des faux.

Le Palais Ducal de Gênes a eu recours à la manière forte. Le 13 juillet dernier, par respect du public, selon les termes du communiqué, elle a fermé l'exposition. Un public qui durant quatre mois s’est pressé pour admirer 50 œuvres d’Amedeo Modigliani et de son ami le peintre Kisling.

Seulement voilà, sur 50 pièces 21 seraient des faux grossiers à en croire plusieurs experts, dont le critique d'art italien Carlo Pepi, qui le premier a alerté les autorités italiennes, suivi par l'historien de l'art français Marc Restellini qui écrit : "Cette exposition est douteuse, et j’ai dû signaler cette situation aux autorités italiennes dès que j’en ai vu le contenu. L’institut connaît ces œuvres et parce qu’il s’agit de faux, nous disposons de l’ensemble de la documentation et des éléments scientifiques pour en attester"

Il s’agit de contrefaçons notoires pour au moins un tiers des peintures exposées.

Ouverture d'une enquête par le procureur de Gènes

Résultat : les gendarmes italiens spécialisés dans la protection du patrimoine ont mené l’enquête. Les 21 œuvres ont été placées sous séquestre et vont être analysées. Un "pasticcio" comme l’ont dit en Italie, un pataquès qu’il faudra bien démêler.

Trois personnes sont visées par l’enquête : le curateur de l’exposition, la société internationale qui l’a organisée et le propriétaire de plusieurs de ces faux présumés, un américain, le Palais Ducal de Gênes se présentant comme la partie lésée dans cette affaire.

Une affaire qui confirme l’adage selon lequel Amedeo Modigliani a peint davantage après sa mort que de son vivant car l’œuvre du génie italien a la particularité d’attirer les faussaires.

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