Replongez dans les plus merveilleux moments des entretiens de Boomerang cette semaine. Augustin Trapenard recevait la comédienne Marina Hands, le poète, critique littéraire syrien Adonis, la comédienne Chantal Ladesou, les membres du groupe de pop rock Feu!Chatterton et la comédienne et réalisatrice Aïssa Maïga.

"L'humanité partage quelque chose de lumineux à travers les âges" - Best-of boomerang
"L'humanité partage quelque chose de lumineux à travers les âges" - Best-of boomerang © Getty / rbkomar

Anouk Roche vous a concocté un petit mix des moments les plus sympathiques de Boomerang : 

13 min

Le best-of de Boomerang du vendredi 12 mars 2021

Par Anouk Roche

Adonis

À l'occasion de la sortie de son prochain livre Adoniada, dans une traduction de Bénédicte Letellier, le poète est venu confier son amour de la poésie et comment celle-ci peut changer le monde en habitant la langue, la voix, l'échange, le sens du partage, et notamment quelle est la place de la poésie dans le monde arabe. Adonis était invité au micro de Boomerang

Adonis : "Je n'aime pas le mot sacré. Il n'y a aucun lien entre le sacré et la poésie. Il y a une contradiction radicale entre les religions et la poésie car la religion est une réponse tandis que la poésie est une question perpétuelle. 

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L'importance de la poésie, c'est qu'elle se transforme en voix à travers les mots, parce que la voix n'est jamais idéologisée, on ne le peut pas, c'est le lieu de l'unité et des contradictions".

🎧  Carte blanche - Le poète a rendu hommage à Apollinaire et à la poésie

Marina Hands

Impossible de ne pas passer à côté de son rôle d'amante dans le film Lady Chatterley, de Pascale Ferran qui lui avait valu d'obtenir le César de la meilleure actrice. À l'occasion de la 23ème édition du Printemps des poètes dont elle est la marraine, elle venue faire résonner les mots du désir et ses paradoxes au micro d'Augustin Trapenard

MH : "Pour moi, la poésie, c'est l'équivalent d'une Église pour les croyants. C'est un lieu intemporel, celui de toutes les prières.

Quand je suis sur scène, je me dis toujours que je ne suis pas là pour me montrer. Je ne me présente pas. Il s'agit de faire en sorte que les gens aient une rencontre avec eux-même simplement.

Quand j'ai commencé à jouer Lady Chatterley, et tant d'autres rôles de femmes transgressives, violente était la manière dont ça pouvait être reçue notamment quand il y avait des débats avec le public ou quand on discutait de cette chose-là. Les femmes étaient les plus virulentes et parlaient de ces personnages avec beaucoup de violence, elles n'exprimaient que leur propre frustration et je me suis dit qu'il fallait toujours montrer ces figures de transgression. 

J'ai toujours senti qu'une parole libre était dans la bouche d'une jeune femme. Quand j'étais jeune, j'ai pu en effet sentir de petites humiliations parfois, mais je pense que ça a beaucoup changé. 

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La tête dans la boue, cela m'a aidé à me relever, cela a été mon éducation : apprendre à vivre après l'échec, après la chute, après l'humiliation d'une chute, je peux vous dire que, après il peut vous arriver n'importe quoi, vous savez quand même vous relever !" 

Mon cœur brûle quand je rencontre l'altérité

Chantal Ladesou

La comédienne et humoriste française est venue faire entendre sa gouaille, sa personnalité clownesque et son sourire narquois au micro d'Augustin Trapenard

CL : "Il y a une espèce d'échange avec le public que je trouve très bandant. Quelquefois j'ai un orgasme [...]

Maintenant, je m'en rends compte quand je fais de la scène, lors des one man show, je donne tout, je suis une éponge ! La scène, c'est toujours avoir l'impression d'être proche de la vérité, d'être toujours vraie [...]

Je me demande quelquefois si ce n'est pas fini une fois pour toutes et si on remontera un jour sur scène. Moi, dans tous les cas, j'irais dans la rue, je ferai du théâtre de rue, je mettrais trois tréteaux, comme dans la chanson d'Aznavour [...]

J'avais une mère extrêmement drôle, elle a dû me filer cette maladie, elle était très drôle. Elle me disait tout le temps que si il n'y avait pas eu la guerre, j'aurais été comédienne. Je pense qu'elle m'a insufflé quelque chose. Je rêvais d'être en haut de l'affiche [...]

Je me sentais inutile et pas intéressante si je ne faisais pas rire. Je n'avais rien à dire parce que j'étais extrêmement timide mais j'avais l'audace des timides

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Aïssa Maïga 

La cinéaste signe avec Isabelle Simeoni Regard Noir, un road-movie documentaire qui ser diffusé le 16 mars sur Canal dans lequel elle explore les pistes pour promouvoir plus de diversité, combattre les stéréotypes. À l'occasion de la journée spéciale sur France Inter consacrée aux droits de la femme, aux côtés d'Augustin Trapenard, elle est revenue sur son combat qui vise à promouvoir plus d'égalité, de visibilité, et le changement des représentations à l'écran : 

AM : "Ce que je ressens aujourd'hui, c'est qu'il y a une dynamique inédite autour des luttes pour les droits des femmes. 

Cette dynamique, elle est intergénérationnelle. On a l'impression qu'elle irrigue toute la société, de même que le cinéma

Ces figures de transgression permettent aux gens de démultiplier les possibilités, les récits, les opportunités pour un plus grand nombre. Le cinéma, c'est un accélérateur de particules dans tous les sens du terme, dans le pire comme le meilleur. La façon dont on va dresser des personnages, dont on va créer des dynamiques dans les récits, la façon dont on va déplacer les lignes, cela percute nos esprits, nos imaginaires, cela nous imprègne et a un vrai impact. C'est prouvé directement sur nos comportements et sur les dynamiques sociales. On a besoin de ces figures fortes, de ces figures inspirantes, puissantes qui sont au dessus de la mêlée [...]

Je suis tellement optimiste. J'y crois. Je crois aux licornes !

Je suis très reconnaissante de la jeune génération aujourd'hui, des jeunes filles. J'aurais bien aimé en faire partie tant elles m'éduquent dans leur prise de parole et l'énoncé de leurs désirs, de leurs ambitions. Elles vengent quelque chose, mais d'une manière que je trouve tellement flamboyante et elles ont raison [...]

J'avais envie d'être actrice, d'avoir des rôles magnifiques, mais j'avais aussi envie de raconter des choses sur la société dans laquelle on vit ; que ce soit à travers le drame ou la comédie ou les films d'action, j'avais envie que cette caisse de résonance fasse un peu son boulot [...]

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🎧  Carte blanche - La cinéaste a lu un extrait d'un discours de la célèbre écrivaine Toni Morrison 

Feu! Chatterton 

À l'occasion de la sortie de leur troisième album "Palais d’argile", les membres du groupe Feu!Chatterton sont venus se confier au micro de Boomerang, juste avant leur passage en direct au studio 104 à l'occasion d'un concert triple affiche jeudi

Feu! Chatterton : "C'est vrai que la scène, c'est le moment où ce qu'on fait a du sens, où notre notre art prend tout son sens [...] 

C'est ce moment un peu étrange où on cherche un état de grâce, la présence, l'abandon parfaits, le lâcher prise et la pleine conscience. Parce qu'on est dans cette recherche de la présence à soi et aux autres et que l'on a des outils sur la musique pour le faire [...]

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Il y a quelque chose qui relève du sacré, du mystique. Il y a un sentiment partagé entre plusieurs être, créer une évidence de la beauté en somme [...] Ça peut se résumer prosaïquement par un frisson que l'on ressent tous les cinq et c'est à ce moment-là qu'on sait qu'on est au bon endroit [...]

C'est tellement beau de sentir que l'humanité, à travers les âges, a quelque chose en partage, de lumineux aussi. On parle souvent de la part de ténèbres qu'on a en partage, on le voit oui, mais le beau et le bien aussi, il faut les célébrer". 

🎧  Carte blanche - Feu! Chatterton reprend "Le sud" de Nino Ferrer 

Aller plus loin

🎧  SUIVRE - Boomerang : Tous les entretiens d'Augustin Trapenard, du lundi au vendredi à 9h05

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