La famille de la comédienne et dramaturge Maria Pacôme a annoncé la mort de l'artiste ce samedi, à l'âge de 95 ans.

La comédienne Maria Pacôme en répétition en 2002 sur la scène du théâtre de la Gaïté Montparnasse à Paris.
La comédienne Maria Pacôme en répétition en 2002 sur la scène du théâtre de la Gaïté Montparnasse à Paris. © AFP / François Guillot

Le théâtre de boulevard perd l'une de ses icônes avec l'annonce ce samedi, par son fils, du décès de Maria Pacôme des suites d'une longue maladie.

Née le 18 juillet 1923 à Paris, Maria Pacôme s'appelait en réalité Simone Maria Christine Pacôme. Cette vendeuse de chaussures entre au cours Simon à 18 ans, un peu par hasard, et excelle dans des rôles de bourgeoise exubérante.

Elle s'illustre au théâtre dans Oscar en 1958, aux côtés de Pierre Mondy et Jean-Paul Belmondo, mais on la connaît aussi pour ses rôles dans Le noir te va si bien et Joyeuses Pâques. Elle alternera avec succès dans les années 60 et 70 performances théâtrales et cinématographiques où dans les deux cas on lui confie le plus souvent des rôles de bourgeoises excentriques.

"Tes problèmes, je m'en fous"

À la télévision, elle joue dans la série Docteur Sylvestre, sur France 3, mais c'est surtout le cinéma, avec des rôles dans des comédies telles que Les tribulations d'un Chinois en Chine (Philippe de Broca, 1965), Tendre voyou (Jean Becker, 1966), Le distrait (Pierre Richard, 1970)ou encore Les Sous-doués (Claude Zidi, 1980), que Maria Pacôme se fait connaître du grand public. 

En 1992, elle fait un retour remarqué au 7e art dans La crise de Coline Serreau, où, interprétant la mère de Vincent Lindon, elle brille dans une scène mémorable où elle s'énerve contre lui ("Tes problèmes je m'en fous").

Mais lasse d'être l'éternelle maîtresse de maison en mal d'expression dans ses rôles, elle décide d'écrire, pour le théâtre, des comédies qu'elle interprète. 

Moins présente ces dernières années, elle avait publié en 2007 une autobiographie Maria sans Pacôme où elle se dévoile et parle avec autodérision de l'amour, de la solitude, du théâtre, de la famille et de la mort.

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