à new york, le mystérieux artiste de rue banksy ne fait pas l’unanimité
à new york, le mystérieux artiste de rue banksy ne fait pas l’unanimité © reuters

Les New-Yorkais sont pris par la folie Banksy, pseudonyme derrière lequel se cache un artiste de rue britannique, qui depuis le début du mois, peint ses oeuvres sur les rues de la ville, provocant attroupements et incidents.

Samedi à New York deux, des vigiles protégeaient les dernières réalisations de l'artiste de rue, pour éviter les dégradations qui ont accompagné ses créations ces derniers jours.

Le célèbre Britannique, dont l'identité véritable reste un mystère, est en "résidence" depuis le début du mois dans les rues de New York, faisant courir hipsters, collectioneurs et amateurs, en dévoilant chaque jour une nouvelle création.

Tous les matins, Banksy annonce sur son site internet l'endroit de sa prochaine œuvre et invitt les riverains à appeler sur une ligne téléphonique dédiée pour donner leur avis.

Les amateurs se ruent alors sur place mais la plupart des oeuvres sont rapidement taguées ou vandalisées.

Le reportage à New-York de Charlotte Alix

Banksy a accroché vendredi deux toiles sous l'ancienne voie ferrée de la high line à Chelsea, à l'angle de la 24e rue de la 10e avenue. Samedi, un ruban jaune de police en limitait le périmètre, et deux vigiles ne laissaient s'approcher les nombreux curieux qu'au compte-goutte.

En Grande Bretagne, les immeubles décoré par Banky ont pris de la valeur, alors les newyorkais se demandent comment protéger les oeuvres

A Williamsburg (Brooklyn), la propriétaire d'un immeuble que Banksy a décoré d'un pochoir montrant deux geishas sur un pont, a elle aussi embauché vendredi des vigiles, face à la foule et aux incidents. L'oeuvre, dévoilée jeudi, avait été rapidement taguée, le tageur a été attaqué par des fans qui ont ensuite essayé de réparer au mieux les dégâts.

"On m'a offert un million de dollars pour que je démonte mon mur de briques", affirme Jose Garcia, qui gère un immeuble de Brooklyn peinturluré dans la nuit de mercredi par Banksy.

Un autre petit pochoir cette semaine à Tribeca a également créé beaucoup d'agitation. Il représentait en bas d'un mur les tours jumelles du World Trade Center, un chrysanthème orange accroché à l'une d'elle. Celui-là n'a pas été défiguré, un plexigas a été installé pour le protéger et des passants y ont même laissé des fleurs.

"Ce genre de graffiti est une véritable plaie pour les propriétaires", s'est lamenté mercredi le maire sortant de la Grosse Pomme, Michael Bloomberg.

Dimanche dernier, l'artiste avait installé un tréteau à Central Park pour vendre de petites toiles siglées de la figure d'un rat, sa marque de fabrique, au prix modique de 60 dollars l'unité, rapporte son site internet.

Six personnes, ignorant que ses oeuvres atteignent parfois aux enchères de Sotheby's à Londres la somme astronomique de 1,87 million de dollars, ont acheté des toiles, dont un touriste néerlandais qui a payé 30 dollars après avoir marchandé.

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