Une exposition « Vu du front, représenter la grande guerre » au Musée des Invalides à Paris tente de répondre à deux questions : qu’ont vu les contemporains de la guerre ? Et comment l’image du conflit a-t-elle évolué ?

Les civils - xylographie
Les civils - xylographie © collection particulière pour le Musée de l'Armée - Invalides et bibliothèque de documentation internationale contemporaine / Felix Valloton

Qu'ont-ils vu de l'horreur ? "Représenter la Grande Guerre" offre en 500 objets (Tableaux, dessins, photographies, articles de presse, films, affiches …) un panorama des représentations de la guerre par ceux qui l’ont vécue. Parmi elles, les œuvres des artistes comme Otto Dix, Guillaume Apollinaire, Fernand Leger ou des toiles de peintres envoyés au front comme Felix Vallotton, Edouard Vuillard et Georges Scott…

L’exposition présente les quatre étapes de l'évolution de la vision de la guerre. En 1914, l’héroïsme et le patriotisme militaire sont glorifiés. Une réalité très différente de ce que découvrent les contemporains.

Le second temps montre la rupture qui s’opère dans les représentations avec la découverte du combat. La violence du champ de bataille, l’apparition des tranchées modifient le regard. Les images issues du front commencent à circuler et les belligérants vont chercher à encadrer leur production.

L’installation de la guerre dans la durée conduit les combattants à représenter leur quotidien dans les tranchées mais aussi les formes nouvelles de la guerre qui exercent une fascination indubitable.

L'autre nouveauté de ce conflit : beaucoup d'hommes sont partis au combat, avec des appareils photos portables , ou descarnets de croquis . Sylvie Le Ray-Burimi, l'une des commissaires de l'exposition l'explique :

Enfin, l’expérience de la guerre a profondément changé les sociétés, leur façon de s’affronter et le sens qu’elles ont pu donner au conflit.

Une évolution du sentiment d'un artiste face au conflit : Guillaume Apollinaire

Guillaume Apollinaire s'engage dans la guerre par patriotisme. Il a d'abord été artilleur, puis agent de liaison puis fantassin. Là, il connaît un moment de désespoir intense. Sylvie Le Ray-Burimi :

Une representation de la guerre par un artiste : les dessins d'Otto Dix au fusain et au crayon

Sylvie Le Ray-Burimi présente le dessin et explique la relation ambiguë des soldats avec la guerre :

soldats avançant dans la nuit
soldats avançant dans la nuit © ©Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais/Droits réservés/Service de presse. © Adagp, Paris 2014 / Otto Dix

Voir quelques images de l’exposition :

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