Revivez les meilleurs moments de la semaine dans Boomerang. Augustin Trapenard recevait la créatrice de mode Chantal Thomass, le cinéaste et monteur Yann Dedet, l'écrivaine Leïla Slimani, l'auteur de BD américain Chris Ware, et la comédienne, chanteuse Camélia Jordana.

"La joie de créer est d'une intensité semblable à aucune autre" - Leïla Slimani au micro d'Augustin Trapenard dans Boomerang
"La joie de créer est d'une intensité semblable à aucune autre" - Leïla Slimani au micro d'Augustin Trapenard dans Boomerang © Getty / loops7

Ne manquez pas le mix du best-of de la semaine de Anouk Roche

12 min

Le Best-of de Boomerang du vendredi 29 janvier 2021

Par Anouk Roche

Chantal Thomass

À deux semaines d'une vente aux enchères historique de près de 600 pièces, la créatrice de mode à l'éternelle frange brune était au micro de Boomerang

CT : "J'ai fait de la mode pendant dix ans. Et puis, au bout d'une dizaine d'années, je me suis demandé pourquoi je ne ferai pas de jolis soutiens gorge féminins drôles. Je le faisais pour les femmes, absolument pas pour plaire aux hommes. Je le faisais pour me plaire, pour que ça plaise aux femmes. Après, si elles s'en servent pour plaire aux hommes, tant mieux. 

Le vêtement c'est pour se faire plaisir à soi-même

J'ai joué avec les transparences, avec les longueurs, avec les formes… pour mettre en valeur le corps de la femme, mais sans tout montrer. C'est pour ça aussi que j'ai toujours travaillé avec un peu d'humour. Il y a toujours de la fantaisie dans cet univers. L'humour permet d'éviter de penser que c'est un univers trop sexy ou trop basique, car le sexy, et le basique m'ennuient prodigieusement. 

En travaillant, j'ai découvert les dentelles, notamment en allant à Calais. J'ai adoré la dentelle, parce que c'est cette espèce d'effet de transparence qui fait que c'est sexy, mais pas provoquant. Une belle dentelle est faite sur des métiers Leavers, venus d'Angleterre au XIXe siècle. Ils produisent une dentelle très fine, et permettent vraiment de réaliser des dessins très originaux".

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Yann Dedet

Le film "Polisse" de Maïwenn lui a valu le César du meilleur montage, en 2012. Le célèbre monteur Yann Dedet était aux côtés d'Augustin Trapenard

YD : "Une bobine de dix minutes, ça pèse cinq kilos. On sait que 10 minutes de film, quand on l'a dans les bras, c'est 5 kilos ! J'ai échappé aux ciseaux et à la colle, c'était vraiment délicat quand je suis arrivé, car les presses et les colleuses venaient juste d'être inventées. 

Un vrai beau film devrait être en un plan. Mais c'est ça qui est amusant, c'est que même en 2500 plans, ou en 400, 600, l'idée, c'est d'essayer de donner de la fluidité et de faire non pas comme si c'était un implant, mais comme si c'était un mouvement. 

Un film à ses lois

Au niveau du montage, il ne faut pas se louper. Le montage, c'est le dernier scénario. Si ce n'est pas le bon, c'est gravissime !

Ah oui, c'est du bricolage ! C'est vraiment un grand plaisir de tripoter, c'est comme la littérature. 

Filmer des documentaires, c'est ce qu'il y a de plus dur à faire

Ce n'est pas la vérité qui compte. C'est l'image de la vérité qui sent l'image, et qui sent la vérité".

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Leïla Slimani

Prix Goncourt 2016 pour son "Chanson Douce", elle vient de faire paraître Le parfum des fleurs la nuit chez Stock. L'écrivaine s'est confiée dans Boomerang :

LS : "Quand j'écris, je suis totalement libre. C'est vraiment un moment exaltant. Il m'arrive de trouver des moments de vivre, des moments d'exaltation et de bonheur absolument intenses, c'est quelque chose d'absolument extraordinaire. 

D'ailleurs, on devrait plus parler de la joie que peut procurer le fait de créer. Quand je suis dans mon bureau, qu'il est 17 h, que la nuit est en train de tomber, que mon personnage est tombé amoureux, que je viens de trouver exactement la phrase qu'il va dire à la femme dont il est amoureux, que je sais ce qu'il ressent dans son corps, qu'elle met sa main sur sa joue, je vis un moment absolument intense parce qu'il y a de la vie qui palpite dans mes mains. Toute la soirée, je vais continuer d'y penser. Dans ma tête, mes personnages continuent à faire l'amour

La joie de créer, c'est une joie d'une intensité qui est incomparable à aucune autre

On a oublié à quel point le mensonge et le secret étaient des valeurs absolument fondamentales. L'imagination nous émancipe, elle a grandit le réel, elle nous permet d'étancher les ambitions que la vie véritable ne peut pas étancher. Nous sommes tous des insatisfaits et si on ne devait vivre que notre vie, je pense que notre vie serait invivable". 

On est obligé d'imaginer qu'autre chose est possible, sinon on est écrasé par le réel 

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Chris Ware

Le célèbre auteur de bande dessinée américain a laissé parler ses traits au micro d'Augustin Trapenard. Récompensé à Angoulême pour Jimmy Corrigan et Building Stories, il est actuellement en lice pour le Fauve d'Or avec son nouvel album Rusty Brown

CW : "Dessiner la BD, ce n'est pas quelque chose dont on tire une satisfaction. On peut être satisfait du résultat, mais pas du travail au présent. 

Je n'ai peut-être pas fait le bon choix de carrière. Ce n'est pas une activité agréable. Je ne suis pas assis à ma table à rigoler ou à chantonner, du moins, c'est ce que je ressens quand je dessine. 

J'essaie de donner tout ce dont je suis capable mais j'ai toujours l'impression d'avoir échoué à la fin. Je ressens une profonde anxiété, un sentiment que je n'y arrive jamais. C'est vraiment ce que je vis tous les jours. 

On se réveille, le matin, plein d'enthousiasme, on se dit ça y est, je vais faire mieux aujourd'hui, et puis vers midi, je me dis, merde, je n'y arrive pas là finalement. Et puis, à la fin de la journée, allez, laisse tomber, j'essaierai demain. 

C'est comme une naissance, une vie et une mort tous les jours

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Camélia Jordana

L'actrice, chanteuse française sort son quatrième disque Facile x Fragile, un double album. Retrouvez son entretien dans Boomerang cette semaine

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CJ : "Quand je chante, je me sens à la fois extrêmement fragile, très à vif, brûlante et, en même temps, d'une puissance innommable. Ça brûle, ça s'élargit, ça s'ouvre, c'est grand, inégalable ! 

C'est Fanny Ardant qui m'avait dit que "quand on sort de scène, on est comme des grands brûlés. Peu importe où ça touche, peu importe où on vous touche, ça fait mal". 

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🎧  SUIVRE - Boomerang : Tous les entretiens d'Augustin Trapenard, du lundi au vendredi à 9h05

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