Les dernières heures de Guy Môquet et de ses camarades, fusillés en 1941 par les Allemands en représailles d'un attentat. Un téléfilm récompensé par le Fipa d’or de la meilleure interprétation masculine pour le jeune Léo Paul Salmain.

Le 21 octobre 1941, trois militants des jeunesses communistes abattent un officier allemand dans le centre de Nantes. En représailles, Hitler exige aussitôt l'exécution de cent cinquante otages français. À Paris, le général Stülpnagel tente de négocier le nombre des exécutions et demande à l'officier Ernst Jünger, par ailleurs écrivain, de noter le cours des événements. À Châteaubriant, en Pays de Loire, le sous-préfet Lecornu est chargé de désigner les otages qui seront fusillés au sein des prisonniers politiques internés au camp de Choisel. Parmi eux, le jeune Guy Môquet…Premier film réalisé par un cinéaste allemand sur l'Occupation, La mer à l'aube est le récit des quelques heures qui séparent l'attentat de l'exécution des otages, prisonniers communistes pour la plupart, marionnettes suspendues aux fils d'une machine impitoyable qui ne fonctionne qu'à force d'obéissance – celle des gendarmes et fonctionnaires français autant que celle des hauts gradés et simples soldats allemands. Benjamin des otages du camp de Choisel, Guy Môquet, 17 ans, est magistralement interprété par le jeune Léo Paul Salmain, sous les traits d'un gamin infiniment touchant dont l'élan vital est brisé net. Basé sur des documents d'époque, mais également inspiré par des écrits d'Ernst Jünger et d'Heinrich Böll, ce film se veut, selon son auteur, "une reconstitution en mosaïque, un chant polyphonique, sans parti pris, à l'intention de tous ceux qui doutent du sens de l'Europe".

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