Paul Smith était l'invité d'Antoine de Caunes et Charline Roux dans Popopop. Comme le veut l'émission, il a partagé ici sa "pop list".

Paul Smith, Fashion week 2016 à Paris
Paul Smith, Fashion week 2016 à Paris © AFP / Patrick Kovarik

Le dandy et créateur anglais Paul Smith évoque pour cette liste des œuvres qui l'ont marqué, et où l'on croise quelques uns de ses amis comme Hanif Kureishi, David Bowie, Stephen Frears, The Lumineers, Daniel Day-Lewis... mais aussi Van Morrison.

Pour lui, la pop culture est un mouvement permanent et son expérience lui a permis de voir naître de nombreux concepts de pop culture comme les mod's, les hippies, les nouveaux romantiques, les punks,...

Ce qui est super en Grande-Bretagne, en terme de pop culture, c'était de s'exprimer de façon intime et personnelle par les vêtements. Surtout les punks, c'était intéressant. Musicalement, nous avons eu de la chance dans les années 60. Particulièrement à Londres. C'était la première fois, je crois, après les horreurs de la guerre, que les gens avaient enfin l'autorisation de faire ce qu'ils voulaient.

La pop list

• The Buddha of Suburbia d'Hanif Kureishi (1990)

Ce livre a reçu le Whitbread Award, prix du meilleur premier roman. Hanif Kureishi place son histoire, son autobiographie diront certains, dans l'Angleterre des années 70. On y suit le parcours de Karim métis anglais et indien. Le jeune garçon rêve d'échapper à sa banlieue pour expérimenter la vie londonienne. En 1993, la BBC adaptait en série ce roman et David Bowie signait la bande originale.

Je ne viens pas d'une culture métissée. Je viens des Midlands, de Nottingham, et ça se passait assez bien pour moi mais je me sentais enfermé. J'étais impatient de partir pour Londres. Il y a donc des parallèles très fort avec ce livre, pour moi.

• My beautiful Laundrette de Stephen Frears

Réalisé par Stephen Frears, le film sort en 1985 dans l'Angleterre de Margharet Thatcher. Il racontait une histoire d'amour sur fond de lavomatic entre Daniel Day-Lewis et Richard Graham. Le scénario était également signé par son ami Hanif Kureishi.

Ce film parlait aussi beaucoup de l'époque. C'était très nouveau, très audacieux parce que le personnage était gay. Le problème c'est qu'il y a tellement de films que j'aurai pu citer comme Fargo ou Withnail et moi avec Richard E.Grant.

• Astral Weeks de Van Morrison (1968)

Premier album de Van Morrison, il est considéré par la critique comme son meilleur album. En pleine période de flower power, il invitait, à un voyage astral, une introspection voire une méditation.

J'ai choisi astral weeks parce que c'est un album qui m'a accompagné dans le monde entier, en l'écoutant sur un walkman. J'ai voyagé énormément, tout seul. Ce que je fais toujours et c'est toujours cet album que je passais. Quand je suis en décalages horaires, ou nerveux dans une situation nouvelle, c'est toujours cette musique là qui revient.Mon coeur balançait avec un autre album, plus contemporain, Cleopatra des Lumineers en 2016.

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