La Tour Eiffel subit actuellement un foudroiement par semaine : du jamais vu puisqu'en temps normal, le monument est touché une fois tous les trimestres... Quelles conséquences pour la tour, pour les touristes et pour le voisinage ?

Vue sur la Seine et la Tour Eiffel à Paris
Vue sur la Seine et la Tour Eiffel à Paris © Radio France / Olivier Bénis

Le mois de mai a été particulièrement électrique, et ça ne s'arrange pas en ce début de mois de juin, avec des orages et des départements en vigilance orange un peu partout. Mais à Paris, certains se posent une question : le paratonnerre le plus connu de France peut-il souffrir de la foudre ?

La société d'exploitation de la Tour Eiffel se veut rassurante. Avec quatre paratonnerres au sommet, et une structure métallique protectrice, il n'y a aucun danger pour les visiteurs... En revanche, sans conteste, c'est impressionnant.

Pour le voisinage en revanche, il y a du bon et du moins bon. Le foudroiement du monument a d'abord ses avantages, comme l'explique Stéphane Schmidt, prévisionniste pour le centre européenne de surveillance des orages : "La Tour Eiffel, tout comme les bâtiments de grande hauteur, a une probabilité bien plus importante d'être frappée que les habitations qui sont généralement à plus basse altitude. Vous êtes protégés des effets directs."

Une centaine de coups de foudre pour la faire fondre

En revanche, cela a aussi des inconvénients : "Si vous êtes dans le bâtiment à côté, vous avez un risque que le courant, lorsqu'il va s'écouler dans le sol, génère des surtensions sur vos lignes télécoms, par exemple. _Vous êtes plus protégé contre les effets directs, mais plus sensible aux effets indirects._"

La Tour Eiffel agit comme un paratonnerre. Or, comme tout paratonnerre, théoriquement, elle pourrait en partie fondre sous l'effet de la foudre... "Si tous les impacts de foudre tapent toujours au même endroit, comme le sommet de la Tour Eiffel, cette dernière pourrait perdre un centimètre", explique Stéphane Schmidt, "Mais là, je pense qu'on est dans la science-fiction... Du moins je l'espère."

Hypothèse hautement improbable donc, puisqu'il faudrait selon le prévisionniste une centaine de coups de foudre au même endroit,  pendant une très courte période. Soit l'équivalent de 25 années d'activité orageuse au-dessus de la Tour Eiffel...

La foudre tombe sur la Tour Eiffel à Paris le 28 mai 2018
La foudre tombe sur la Tour Eiffel à Paris le 28 mai 2018 © Maxppp / LP/Yann Foreix
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