Darina Al Joundi
Darina Al Joundi © Radio France / Sylvie Biscioni

Dans « Le jour où Nina Simone a cessé de chanter », Darina Al Joundi évoquait ses années au Liban. Elle rendait un vibrant hommage à son père l’écrivain et homme politique syrien Hassem Al Joundi. Ses parents sont toujours présents dans le spectacle. Elle revient aussi sur son enfermement dans un asile de fou au Liban. A travers le personnage de Mouna, elle raconte son parcours pour obtenir la nationalité française que l’on peut qualifier de parcours du combattant. On se délecte de sa description de l’administration française, pas toujours efficace et souvent bornée. « J’en ai bavé pour arriver là. J’ai survécu à la guerre » dit-elle. Et pour obtenir sa nationalité, on la contrait à apprendre par cœur La Marseillaise et à répondre à un questionnaire sur l’histoire de France. Et finalement on la lui refuse pour « défaut d’insertion professionnelle ». C’est ainsi que s’achève le spectacle.Mais depuis les choses ont évolué. Quelques jours avant la fin du Off d’Avignon, suite à un article paru dans « Le Monde », Manuel Valls, le Ministre de l’Intérieur la contacte et met fin à cet imbroglio kafkaïen : Darina est désormais citoyenne française et va pourvoir voter pour la première fois l’année prochaine aux Elections Municipales.Et lorsqu’elle évoque cela, ses yeux brillent de joie.

Le spectacle va bien au-delà de cette quête de la nationalité française. Il évoque le sort des femmes dans les pays arabes, la charia, l’excision, le port du voile des femmes musulmanes en France. Avec une belle sensibilité Darina Al Joundi raconte les choses telles qu’elles sont, simplement.Elle évoque aussi le sort des femmes arabes en France

Le spectacle se joue pour au moins quatre mois au Théâtre La Bruyère à Paris.Un extrait du spectacle

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