Une superbe exposition de l’œuvre du Douanier Rousseau à Orsay qui confirme que le peintre naïf a toute sa place dans l'art moderne et fut même un modèle pour Picasso, Delaunay ou Kandinsky.

Son coup de pinceau est reconnaissable à tout autre : la naïveté, le manque de proportion, l'absence de perspective. Des défauts qui pourtant font du Douanier Rousseau, Henri Rousseau de son vrai nom, un pivot de l'histoire de l'art. Le musée d'Orsay nous invite à entrer dans cet univers onirique. Bien que moqué pour son style dit enfantin, le douanier Rousseau fut pourtant admiré par ceux qui seront les plus grands : Delaunay, Leger, Kandisky et Picasso , présents à cette exposition. Quant à Guillaume Apollinaire il écrivit des poèmes à sa gloire. On connait de Rousseau La charmeuse de serpents, Le rêve ou Le portrait de moi-même mais au fil des salles, il est incontestable que le douanier, de sa palette naïve, a écrit un nouveau chapître de l'art.

Certaines œuvres fascinent par leur intensité comme toute la série de "Jungle" installée dans la dernière salle. Le visiteur face aux animaux aux yeux hallucinés et inquiétants est immergé dans une flore luxuriante. Pourtant le Douanier Rousseau n'a jamais quitté Paris et c'est au Jardin des plantes ou dans les livres qu'il a puisé son inspiration. Aujourd'hui, avec cette très belle exposition, le douanier Rousseau s'installe définitivement parmi les maîtres du XXe siècle à qui il a ouvert la porte de la liberté de style.

Une exposition à voir jusqu'au 17 juillet >

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