Chaque année, en juillet, Avignon devient une ville-théâtre, transformant son patrimoine architectural en divers lieux de représentation, majestueux ou étonnants, accueillant des dizaines de milliers d'amoureux du théâtre de toutes les générations (plus de 130 000 entrées). Le programme du Festival d'Avignon est composé d'une trentaine de spectacles, mais aussi de lectures, d'expositions, de films et de débats, qui sont autant d'entrées dans l'univers des artistes invités. Il y a, chaque soir au Festival, une ou plusieurs "premières", qui font d'Avignon un véritable lieu de créations et d'aventures, pour les artistes comme pour les spectateurs.France Inter, maison des cultures, a choisi cette année encore d’accompagner le Festival d’Avignon . Piquer la curiosité, susciter l’envie, découvrir des œuvres, recevoir les comédiens, les metteurs en scène, les auteurs et chorégraphes… La chaîne prend ses quartiers d’été en Avignon pour faire vivre le Festival à ses auditeurs et propose plusieurs rendez-vous publics :▪ 18h00 - L'amuse-bouche de Clara Dupont-Monod Mercredi 8 et jeudi 9 juillet, en direct ▪ 10h30 - Le Masque et la Plume de Jérôme Garcin Dimanche 12 juillet, enregistrements de deux émissions en public

Je suis l'autre Il aura fallu la tragédie du mois de janvier pour que la classe politique convienne que la culture et l'éducation sont l'espoir de la France. Qu'en reste-t-il ? La culture sera-t-elle demain cette éducation citoyenne de l'adulte qui changerait réellement le lien social ? L'éducation deviendra-t-elle enfin le réel souci de la nation, la volonté de créer des êtres pourvus de sens critique et capables de s'inventer un destin ? Et les citoyens, passée la prise de conscience, oseront-ils parier sur la culture plutôt que sur l'ignorance, sur le partage plutôt que sur le repli, sur l'avenir plutôt que sur l'immobilité ? Ce réveil douloureux de la France ouvre-t-il le temps où la culture ne sera plus un ornement touristique ou un luxe superfétatoire mais un lien transcendant les classes, une richesse à faire fructifier et le destin même de la Politique ? Le mot de culture s'est élargi d'un coup aux définitions fondamentales de la république, de la laïcité, de la citoyenneté et de la fraternité. Qu'en restera-t-il quand, dans quelques mois, les fausses évidences économiques nous auront fait perdre le goût du possible ?Artistes, spectateurs, citoyens, notre tâche est grande car il ne s'agit plus seulement de préserver une part de culture dans la rapacité des temps marchands, mais de faire entrer la culture dans un projet de société qui n'existera pas sans elle. C'est bien en cela que nous devons pousser ce subit élargissement du terme culture jusqu'aux conditions de l'organisation générale d'une société meilleure. Le mot de politique lui-même, nos concitoyens ne l'entendent plus que comme machination de partis, stratégie de pouvoir, affairisme sans civisme, et il nous appartient de lui redonner des lettres de noblesse et un avenir. Dans ce combat, il n'y a ni hiérarchie ni clivage ; le public, les professionnels de la culture et de l'éducation partagent un même engagement, combattent coude à coude. Il faut agrandir le destin de chacun avec le destin de l'autre, offrir une alternative au communautarisme, promouvoir l'amour de l'esprit, donner sa chance à toutes les formes d'intelligence, faire que les enfants de notre pays ne rêvent pas uniquement d'être milliardaires, mais d'être au monde dans l'ouverture et la joie.Quelle belle idée de penser que l'immense mouvement qui a réuni la France a finalement convergé vers cette formule parfaite « je suis l'autre ». C'est dans le phénomène humain le plus grand mystère et la plus grande nécessité. On imagine l'artiste narcissique, mais sa liberté inaliénable n'existerait pas si elle n'était tournée vers une altérité habillée d'or, vers une ivresse d'échapper à soi-même, de connaître tous les destins et en particulier de ceux qui n'ont pas la parole.Avignon ouvre son champ utopique à la manière d'une question incessante : avons-nous renoncé à un monde meilleur ? La force d'Avignon, toujours reconduite par son public, c'est de poser cette question non pas seulement en termes intellectuels, mais dans ce moment d'expérience partagée que sont les trois semaines du Festival. Qu'est-ce qu'un festival réussi ? Peut-être celui qui prend acte d'un changement du monde et arrive par la force des artistes et des applaudissements à accueillir ce changement avec un plaisir paradoxal. Bien sûr, la lucidité sera au rendez-vous, elle n'a jamais été absente des plateaux contrairement à ce qu'un certain nombre voudrait croire, imaginant l'artiste hors du réel, quand ce sont souvent les politiques et les élites qui s'en trouvent forclos. Mais cette lucidité n'est pas synonyme de désespoir ; elle n'a pas la violence des statistiques, le dogmatisme des évaluations. Elle est chargée de ferments et de vie, elle est faite d'indignation non de résignation, elle s'oppose au glacial silence des chiffres. Même si la guerre est présente dans beaucoup d'oeuvres de l'édition 2015, c'est pour limiter son pouvoir de séduction et comprendre les moyens d'arrêter sa fatalité.Avignon, c'est trois semaines de grand et beau bruit, non pas de celui qui empêcherait d'entendre le chant du monde mais de ce bourdonnement des foules désirantes, de ce tohu-bohu des fêtes, de ce tintamarre des espérances. On peut parfois être épuisé de ce bruit et se rafraîchir à l'ombre d'un silence plein de bruissante intériorité, il y a, au sens propre comme figuré, assez de jardins dans cette ville-festival. Mais quelque chose est rompu du silence désespéré ou coupable, du silence où l'on se sent dépareillé et seul. Au-dessus de nous, les étoiles du ciel d'Avignon jalousent nos questions et notre impatience, car on n'apprend pas à être humain en étant séparé de l'humanité.

Olivier Py , directeur

Quelques spectacles

UBU

d'après "Ubu sur la butte " et "Ubu roi " d'Alfred Jarry Conception Olivier Martin-Salvan Spectacle itinérant // Paris-BrestÀ la lumière du Surmâle, roman d'Alfred Jarry moins connu que ses pièces, l'acteur Olivier Martin-Salvan découvre des aspects du Père Ubu qui mettent en doute la bouffonne candeur qui lui est d'habitude attribuée. Une cruauté obscure, une violence abrupte et une sexualité outrancière confèrent des revers moins joyeux au grand enfant que représente le Père Ubu. Dans Ubu sur la butte , Alfred Jarry reprend l'action d'Ubu roi sous une forme plus dense, déniant toute psychologie à ses personnages. Le décervelage qui règne dans la pièce a conduit les plasticiens Clédat & Petitpierre à proposer un décor radical : un terrain d'aérobique. Les combinaisons moulantes propres à cet univers, la lumière crue et la musique abrutissante des salles de sport assimilent avec astuce la vaine dépense physique et l'acharnement à accéder au pouvoir. Répéter des gestes, se soumettre à des concours pour gravir un podium ou gagner une médaille semble répondre à une pulsion du même type que celle qui mène le Père Ubu à multiplier les crimes pour conserver le pouvoir. Les spectateurs, répartis autour de la scène comme autour d'un ring, assistent dans le détail à la montée en puissance d'une dictature qui, quoique grotesque, évoque avec frissons des travers répandus.Distribution Conception Olivier Martin-Salvan Adaptation collectiveRegard extérieur Thomas Blanchard Scénographie et costumes Clédat & Petitpierre Musique David Colosio Chorégraphie Sylvain Riejou Avec Thomas Blanchard, Robin Causse, Mathilde Hennegrave, Olivier Martin-Salvan, Gilles Ostrowsky Production Production Tsen Productions Coproduction Festival d'Avignon, Le Quartz Scène nationale de Brest, Théâtre du Beauvaisis Scène nationale de l'Oise en préfiguration, Les Tréteaux de France Centre dramatique national, La Comète Scène nationale de Châlons-en-Champagne, La Péniche Opéra Avec l'aide de l'Odéon-Théâtre de l'Europe , Théâtre Gérard Philipe Centre dramatique national de Saint-Denis

UBU Olivier Martin Salvan
UBU Olivier Martin Salvan © Festival d'Avignon

Patrice Chéreau, un musée imaginaire, Exposition

Rien ne le laissait indifférent, ni les poètes de son temps ni les poètes éternels, ni les peintres classiques ni les architectes de l'inattendu, ni les cinéastes pionniers, ni ceux qui inventaient avec lui un nouveau rapport au monde. Dans cette profusion, il savait trouver sa permanence, son chant singulier, ce qui tout en héritant infiniment et en s'inspirant de tout, produit une oeuvre sans équivalent. (...) Il aimait les choses brûlantes jusqu'à l'insupportable, et pourtant il savait aussi méditer à l'ombre d'un arbre mélancolique, le combat intérieur de la création laissant place à une sorte de béatitude et de tristesse du travail accompli.

Extrait de Chéreau par Olivier Py, catalogue de l'exposition. Cette exposition inaugurale est le premier hommage dédié à ce monstre sacré du monde du théâtre, de l'opéra et du cinéma, devenu une icône nationale depuis sa mort en octobre 2013. Associé à l'IMEC (Institut Mémoires de l'édition contemporaine) où Patrice Chéreau avait déposé ses archives personnelles, la Collection Lambert propose un parcours associant notes, esquisses, entretiens filmés de l'artiste avec des oeuvres d'art. Les trois thématiques associées à l'oeuvre polymorphe de Chéreau sont traitées dans l'exposition et le catalogue : le théâtre, le cinéma, l'opéra . Chaque salle est un condensé de ses obsessions, de ses passions (l'engagement politique, les années sida, le rapport au corps et à l'amour, la passion de l'histoire classique et contemporaine...)Artistes exposés : Adel Abdessemed, Marina Abramović, Antonin Artaud, Francis Bacon, Peder Balke, Jean-Michel Basquiat, Hans Bellmer, Christian Boltanski, A. Bourjos, Victor Brauner, Guillaume Bresson, Francesco Cairo, Jean-Baptiste Carpeaux, Théodore Chassériau, Jeanne-Elisabeth Chaudet-Husson, Patrice Chéreau, François Clouet, Léon Cogniet, Alexandre Corréard, François-Xavier Courrèges, Jacques-Louis David, Édouard Bernard Debat-Ponsan, Berlinde De Bruyckere, Eugène Delacroix, Georges de La Tour, Jules-Élie Delaunay, Duane Michals, Jean Dubuffet, Marlene Dumas, Henri Fantin-Latour, Mariano Fortuny, Johann Heinrich Füssli, Cyprien Gaillard, Théodore Géricault, Alberto Giacometti, Anne-Louis Girodet-Trioson, Nan Goldin, Felix Gonzalez-Torres, Douglas Gordon, George Grosz, Thomas Alexander Harrison, Hugo Hodiener, Candida Höfer, Edward Hopper, Roni Horn, Eugène Isabey, Erez Israeli, Louis Janmot,Anselm Kiefer, David Lamelas, Jérôme-Martin Langlois,Gustave Le Gray, O. Winston Link, René Magritte,Robert Mapplethorpe, Brice Marden, Henry Peach Robinson, Yan Pei-Ming, Pablo Picasso, William Quiller Orchardson, Pierre-Auguste Renoir, Gerhard Richter, Henri Rivière, David Roberts, Georges Rouault, Rudolf Schlichter, Carlos Schwabe, Andres Serrano, Théophile-Alexandre Steinlen, Thomas Struth, Hiroshi Sugimoto, Cy Twombly, Raoul Ubac, Vincent Van Gogh, Jacques Villeglé, Gabriel von Max, Mark Wallinger, Bob Wilson, Zoran Music © Photo Nan Goldin , Clemens and Jens on the train to Paris, 1999, Cibachrome, Collection Lambert en Avignon.Production Collection Lambert en Avignon

Clemens and Jens on the train to Paris 1999 Exposition Chéreau Festival d'Avignon
Clemens and Jens on the train to Paris 1999 Exposition Chéreau Festival d'Avignon © Nan Goldin

Juliette et Justine, le vice et la vertu

Littérature / SpectacleTexte réunis par Raphaël Enthoven Lecture de textes de Sade avec Isabelle Huppert Et si Justine et Juliette étaient la même personne ? Et si la vertu de l'une et le cynisme de l'autre n'étaient que l'envers et l'endroit d'une seule âme ? Tel est le pari du montage de Raphaël Enthoven qui, s'appuyant sur Justine ou les Malheurs de la vertu et L'Histoire de Juliette ou les Prospérités du vice , met en dialogue deux visions du monde qui sont aussi deux dispositions du caractère. À ces deux figures, il fallait un seul visage qui donnât à la discussion entre le vice et la vertu l'ampleur d'un dialogue intérieur : qui mieux qu'Isabelle Huppert pouvait accomplir une telle performance ? Alternant à l'envi les péripéties et les considérations philosophiques de ces romans picaresques et théoriques à la fois, entremêlant le récit d'orgies atroces et la vaine ferveur des prières, le montage donne au talent d'Isabelle Huppert l'occasion d'incarner simultanément, comme le combat du jour et de la nuit, celle qui souffre et celle qui jouit. Justine est vertueuse, croit en un Dieu qui l'a délaissée, et dispose d'un corps que d'innombrables outrages ne parviennent pas à souiller. Juliette est affreuse – ou joyeuse –, ne croit qu'en son plaisir et constate que, quand on lui ressemble, on est heureux...Qui choisir ? Qui préférer ? Faut-il préférer la vertu qui souffre au crime qui paie ? Faut-il haïr un ciel vide ? Et surtout : vaut-il mieux subir l'injustice que la commettre ?

Juliette et Justine Isabelle Huppert Festival d'Avignon
Juliette et Justine Isabelle Huppert Festival d'Avignon © Peter Lindbergh

Richard III

Théâtre / SpectacleIncarnation du mal absolu, alliant la laideur du corps à la noirceur de l'âme, tel apparaît souvent le roi Richard . Réussissant à séduire par la parole, ce véritable élève de Machiavel est un manipulateur de génie au centre de toutes les machinations politiques qui ensanglantent la cour d'Angleterre. Héros vénéneux, pervers, toujours fascinant, à l'égal d'un Iago ou d'une Lady Macbeth , il a traversé les siècles et a gardé son énigme. Thomas Ostermeier s'en empare aujourd'hui, dans une nouvelle traduction de Marius von Mayenburg qui privilégie le sens à l'exactitude de la forme, passant du vers à la prose, pour faire entendre un Richard III qui, derrière l'image d'un tueur en série, apparaît comme un révélateur des instincts cachés en tout homme. Ce roi comédien, interprété par Lars Eidinger, met son talent à réaliser sur la scène ce que, peut-être, nous aimerions, par moment, réaliser dans la vie. Il crée avec le spectateur une complicité troublante qui permet d'entendre autrement cette fresque sanglante, inquiétante et bouleversante. Une fois encore, Thomas Ostermeier réussit à faire du plateau de théâtre le lieu où l'on peut mettre le passé au présent.Distribution Mise en scène Thomas Ostermeier Traduction Marius von Mayenburg Scénographie Jan Pappelbaum Dramaturgie Florian Borchmeyer Musique Nils Ostendorf LumièreErich Schneider Vidéo Sébastien Dupouey Costumes Florence von Gerkan, Ralf Tristan Scezsny Marionnettes Susanne Claus, Dorothee Metz Chorégraphie du combat René Lay Avec Thomas Bading, Robert Beyer, Lars Eidinger, Christoph Gawenda, Mortiz Gottwald, Jenny König, Laurenz Laufenberg, Eva Meckbach, Sebastian Schwarz, et le musicien Thomas Witte Production Schaubühne (Berlin)

Richard III Festival d'Avignon
Richard III Festival d'Avignon © Arno Declair

Retour à Berratham

Danse / SpectacleUn jeune homme revient à Berratham. Il avait quitté cet endroit juste avant la guerre, il avait laissé Katja derrière lui. Il n'a qu'une obsession : tenir sa promesse en la retrouvant. Là, il ne reconnaît plus les lieux de son enfance, dévastés, ni les gens qui y vivent encore, livrés à eux-mêmes... Avec cette création, Angelin Preljocaj retrouve la Cour d'honneur du Palais des papes et l'écrivain Laurent Mauvignier . En construisant le livret de cette tragédie chorégraphique, il propose à quatorze interprètes, danseurs et comédiens, d'être les observateurs et les témoins des répercussions de la guerre sur les consciences. Ce n'est pas la première fois que le chorégraphe d'origine albanaise, né en France de parents réfugiés politiques, conjugue amour et violence dans ses ballets. De Roméo et Juliette à «N », en passant par Suivront mille ans de calme , les sujets qui traquent les sombres métaphores de l'Histoire hantent une partie de son oeuvre. Une problématique que connaît parfaitement l'artiste Adel Abdessemed dont la pratique, parfois qualifiée de radicale, est un questionnement permanent sur la violence et sa puissance cognitive. Pour le spectacle, il a imaginé une zone capable de décupler l'intensité dramatique des lieux dans lesquels les hommes et les femmes de Berratham ne demandent qu'un regard pour survivre.Distribution Chorégraphie et mise en scène Angelin Preljocaj Texte Laurent Mauvignier Scénographie Adel Abdessemed Lumière Cécile Giovansili-Vissière Musique79D Assistanat à la direction artistique Youri Aharon Van den Bosch Choréologie Dany Lévêque Avec Virginie Caussin, Laurent Cazanave, Aurélien Charrier, Fabrizio Clemente, Baptiste Coissieu, Margaux Coucharrière, Emma Gustafsson, Caroline Jaubert, Émilie Lalande, Barbara Sarreau, Niels Schneider, Cecilia Torres Morillo, Liam Warren, Nicolas Zemmour

Angelin Preljocaj Festival d'Avignon
Angelin Preljocaj Festival d'Avignon © Joerg Letz

Riquet

Théâtre - Jeune public / Spectacled'Antoine Herniotte , d'après Charles Perrault Mise en scèneLaurent Brethome Dole - La Roche-sur-YonDès 8 ans Trois comédiens sont sur un plateau. Ils s'apprêtent à jouer au prince, à la princesse et au château. Mais dans le lot, le prince est né vilain et les deux princesses du pays voisin sont pour l'une belle et stupide, pour l'autre laide et formidablement intelligente. Dilemme pour le moins cornélien ! Comment adapter le conte de Perrault , Riquet à la houppe , aujourd'hui ? Le texte, écrit par Antoine Herniotte, s'amuse des stigmatisations et des déboires du bouc émissaire, de la première de la classe et de la reine de beauté. Par leurs rencontres, c'est la distinction entre l'apparence et l'essence des choses qu'ils vont devoir éprouver. Pour que naisse l'amour, il faudra envisager l'autre, non pour ce qu'il est, mais pour le devenir qu'il porte en lui, car tout est affaire de projection. En témoigne le mur de papier blanc qui sert de support à la peinture en direct d'un décor en perpétuelle évolution. Riquet , tout en conservant sa dimension fabuleuse, devient un conte d'aujourd'hui, un conte pour tous, dont les trois figures domptent la fatalité afin de choisir leur avenir. Son écho dans notre environnement, façonné par des médias plus que jamais normatifs, s'avère particulièrement bienvenu.Distribution Texte et musiqueAntoine Herniotte Mise en scène Laurent Brethome Scénographie et costumes Rudy Sabounghi Lumière David Debrinay Peinture en direct Louis Lavedan Regard extérieur Joël Jouanneau Assistanat à la mise en scène Anne-Lise Redais Avec Dominique Gubser, François Jaulin, Louis Lavedan, Yasmina Remil Production La Fabrique de Dépaysement Production déléguée Les Scènes du Jura Scène nationaleCoproductionThéâtre Am Stram Gram Centre international de création pour l'enfance et la jeunesse de Genève, Château Rouge Scène Conventionnée d'Annemasse, dans le cadre du projet transfrontalier La Fabrique de Dépaysement soutenu par le programme INTERREG IV A France-Suisse 2007/2013 cofinancé par le Fonds européen de développement régional et la Confédération Suisse, Scènes de Pays dans les Mauges Scène conventionnée Artistes en territoire,Le Menteur volontaire Avec le soutien de la Spedidam

Riquet Festival d'Avignon
Riquet Festival d'Avignon © illustration Antoine Herniotte

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