Deux metteurs en scène au caractère bien trempé et au flegme à tout épreuve ont été choisis par les deux co-directeurs Hortense Archambault et Vincent Baudriller comme artistes associés. Ils abordent sereinement leur rôle dans cette édition.

Stanislas Nordey
Stanislas Nordey © Radio France / Christophe Raynaud de Lage

Avignon pour un metteur en scène, c’est une caisse de résonnance sur son travail. Tous les projecteurs sont braqués pendant trois semaines sur la ville. Les professionnels, les critiques, le public peuvent porter aux nues un spectacle ou le massacrer. Il faut vivre avec, et cela n’inquiète pas Stanislas Nordey habitué aux turpitudes du métier. « Cela ne me fait pas peur, c’est la règle du jeu » , explique-t-il.

Une fois que j’accepte les choses, j’assume. Ce qui m’amuse c’est ce danger là. Ca fait parti du jeu. Je sais que par définition, l’artiste parfois réussi et parfois il rate.

Stanislas Nordey a été souvent invité par Hortense Archambault et Vincent Baudriller. En 2011 sous la direction de Pascal Rambert, il a joué avec Audrey Bonnet «Clôture de l’amour », pièce qui continue de rencontrer un immense succès en France et à l’étranger et qui a été traduite dans plusieurs langues. Il salue le travail des deux co-directeurs qui vont quitter le Festival au soir du 26 juillet pour céder la place à Olivier Py. « Il ont tracé un chemin particulier. Pendant dix ans le Festival a été l’endroit où l’on réfléchit activement sur l’état du théâtre , souligne Stanislas Nordey. J’ai aimé les moments consensuels et les disputes. Cela montre que le théâtre est vivant. »

Dieudonné Niangouna
Dieudonné Niangouna © Radio France / Christophe Raynaud de Lage

Stanislas Nordey ouvre les hostilités le 6 juillet à 21h en présentant dans la Cour d’honneur « Par les nuages » d’après Peter Handke avec Emmanuelle Béart, Jeanne Balibar et Véronique Nordey (la mère de Stanislas). Quand à Dieudonné Niangouna il a hâte de pouvoir se confronter au public à partir du 7 juillet dans la carrière de Boulbon avec son nouveau spectacle « Shéda ». Tout comme Stanislas Nordey, il n’a pas peur des réactions du public, qui sont naturelles. « C’est la démocratie du spectateur ! » dit-il.

« Shéda » est un spectacle qui parle du monde. Dans la distribution il y a des gens qui viennent de partout.

C’est une espèce de fable métaphorique pour raconter la violence des mondes qui doivent chercher leur humanité par leur fragilité plutôt que par la manière dont souvent ils se construisent, c'est-à-dire la violence . La fable se déroule dans un endroit imaginaire avec des personnages qui viennent de partout et qui mettent en place des rituels.

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