Souvenez-vous, il y a quelques semaines nous vous parlions de "Lucie, après moi le déluge" documentaire auto-produit. Sa réalisatrice, Sophie Loridon, surprise par le succès inattendu du film, a organisé sa sortie nationale. Lucie est attendue dans 50 salles en France, et ce n'est pas fini.

L'affiche du film "Lucie, après moi le déluge"
L'affiche du film "Lucie, après moi le déluge" © Cinedia/ Loridon

"Lucie, après moi le déluge" est un documentaire sensible. On y découvre une vieille paysanne, Lucie Vareilles, née en 1916 sur le plateau du Vivarais en Ardèche. Elle raconte sa vie sans confort mais pleine de poésie à 1 000 mètres d'altitude, près du village de Saint-Jeure-d'Andaure.

Nous vous racontions en février dernier que ce très beau film touchait le public de la région, et remportait un succès inattendu par le simple bouche-à-oreille. Quelque 10 000 spectateurs ont été conquis, et débordés par les demandes de projections, Sophie Loridon, la réalisatrice et Cinédia, le distributeur, tentent désormais de faire partager ce documentaire au-delà de sa terre d'origine.  "J'ai décidé de me lancer seule car je ne pouvais pas attendre 2020", explique Sophie Loridon. Elle a donc organisé une sortie nationale en quelques semaines. 

"Lucie, après moi le déluge" figure dans le Film Français, la bible des sorties de films pour les professionnels. À Paris, Nantes, Brest, Montpellier, Avignon, le film entame un tour de France et des festivals en bonne et due forme, comme un grand. Au total, 50 salles ont réclamé le film et des projections sont prévues jusqu'en novembre prochain.

La sortie cette semaine à Paris et dans trente salles en France sonne comme la revanche d'un Petit Poucet du cinéma, perdu dans un système de diffusion industriel. On verra si les urbains se sentent, eux aussi, magnétiquement attirés par Lucie.

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