Le Festival de Marseille a découvert ce week-end le flexing, mouvement de danse, à travers un spectacle somptueux mis en scène par Peter Sellars.

La troupe de Flexn
La troupe de Flexn © Festival de Marseille

Le festival de Marseille qui fête son 20ème anniversaire prend un tournant  avec l’arrivée de Jan Goossens, son nouveau directeur artistique. L’ancien patron du KVS de Bruxelles a de l’ambition et  souhaite donner une dimension internationale à son festival.

Pour l’ouverture, il a programmé Flexn à la Criée. Un spectacle détonnant et joyeux de Reggie ( Regg Roc ) Gray et Peter Sellars où l’on découvre une troupe de danseurs de Brooklyn, tous adeptes du flexing, un nouveau phénomène de danse à la croisée du R’n’B et du hip-hop, inspiré par le break-up jamaïcain et le son des clubs reggae.

Ce spectacle est  un engagement pour Peter Sellars en réponse aux injustices subies par la communauté Afro-Américaine. Le célèbre metteur en scène  est parti du vécu des danseurs pour raconter une histoire.

Il fallait dans cette période très trouble aux États-Unis, alors que les coupables des tueries sont exonérés ; dénoncer le déséquilibre du système judiciaire américain. Les jeunes noirs sont confrontés chaque jour à ce système. Alors on y met de l’humour et de la distance. On ne fait pas que se plaindre car il faut être plus intelligent que l’ennemi. On a placé le spectacle en dehors de la rhétorique sur le racisme pour ne pas se faire piéger. La danse permet de dépasser les clichés. On montre des êtres humains splendides.

Ces jeunes racontent leur vie sur scène au rythme d’une bande son inouïe de Eminen à James Blake en passant par Justin Timberlake. Le public de la Criée, très mélangé, a réservé une ovation à ces danseurs très touchants, à la technique invraisemblable.

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