Les fans de musiques extrêmes se réunissent jusqu'à dimanche au Hellfest, le festival consacré au genre et organisé à Clisson. Trois jours de gros son et de looks assez engagés.

L'édition 2016 du festival Hellfest, à Clisson (Loire-Atlantique)
L'édition 2016 du festival Hellfest, à Clisson (Loire-Atlantique) © AFP / Jean-Sébastien Evrard

Metal, death metal, hardcore, punk… les fans de musiques extrêmes du monde entier se réjouissent, après avoir patienté des mois. Dès aujourd’hui et jusqu’au 18 juin, le Hellfest ouvre ses portes pour sa 12e édition. Basé à Clisson en Loire-Atlantique depuis sa première édition en 2006, il prévoit d’accueillir plus de 50 000 festivaliers par jour.

Au programme, 160 concerts prévus sur six scènes différentes vont résonner dans les oreilles des fans de metal. Des grands noms du rock, célèbres sur la scène internationale sont attendus : Deep Purple, Aerosmith, ou encore Linkin Park, pour les plus connus. Une trentaine de concerts seront notamment diffusés en direct sur ARTE Concert.

Les organisateurs ont également prévu des animations et des dispositifs censés offrir aux festivaliers un moment unique au sein d’un concept unique, comme un camping, des restaurants, des sanitaires ou un stand permettant de recharger son téléphone gratuitement. Cette année, le festival sera doté de la fibre optique, et d’un pipeline pour alimenter tous les bars en bière. Un producteur de muscadet fait honneur au festival, en mettant en bouteille une cuvée Hellfest.

Un festival historique...

En 2002, Benjamin Barbaud lance le festival Furyfest, connu à l’époque comme le rendez-vous à ne pas manquer pour un fan de metal et musiques extrêmes. En 2006, le Hellfest prend la relève. Le festival unique en son genre, créé par la même personne, a, cette année, un budget de près de 19 millions d’euros.

Les concerts ne débutent qu’aujourd’hui, mais les portes du Hellfest ont déjà ouvert hier. Histoire, pour les plus fervents, d'acheter les billets pour l’édition… 2018.

… et critiqué

Si le festival est apprécié du côté des fans et des passionnés de musique, il s’est, depuis quelques années, attiré les foudres d’un collectif en Loire-Atlantique "Provocs Hellfest, ça suffit", soutenu depuis 2015 par l’association "Les amis du collectif pour un festival Hellfest respectueux de tous" (ACEHRT). Un blog a vu le jour en avril 2011 par ces "citoyens-contribuables de la région des pays de la Loire", qui se revendiquent "autonomes par rapport à toutes les instances religieuses" et "apolitiques". L’objectif, selon le site, est d’"informer sur l’esprit et les réalités relatifs à la programmation (…) ainsi qu’au Hellfest et à ses partenaires publics pour que le Hellfest ne bénéficie d’aucune subvention ou d’aides publiques tant que le tri ne sera pas fait dans la programmation." Sont notamment mis en cause certains contenus "mortifères", "l’occultisme, le satanisme et l’anti-christianisme d’une partie de la programmation."

Dans ce sens, une pétition a été mise en ligne sur la plateforme CitizenGO par l’association ACEHRT début juin, "Hellfest : la liberté d’expression n’est pas le droit à la haine", dans le but de demander la non-programmation des groupes metal incitant à la haine et à la violence, ainsi que l'arrêt des aides publiques. Dans sa présentation, la pétition précise qu’une plainte pour incitation à la haine a été déposée au pénal à la suite de certains titres interprétés lors des dernières éditions du Hellfest. S’adressant aux collectivités territoriales concernées, elle précise ne pas souhaiter l’arrêt de ce festival mais "un choix plus éclairé dans la programmation". La pétition recueille à ce jour 7 909 signatures.

Le Hellfest 2017 en chiffres
Le Hellfest 2017 en chiffres © Radio France
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