La première pierre a été symboliquement posée vendredi sur le chantier du Centre de conservation du Louvre à Liévin (Pas-de-Calais), où seront transférées en 2019 les oeuvres des réserves du musée à Paris.

Capture d'écran de la visite virtuelle du futur Centre de conservation des collections du Louvre à Liévin
Capture d'écran de la visite virtuelle du futur Centre de conservation des collections du Louvre à Liévin © Louvre /Rogers Stirk Harbour

Les 250 000 œuvres qui dorment actuellement dans les réserves du Palais du Louvre, partiront d’ici deux ans à Liévin, dans le futur Centre de Conservation du Louvre. 

La première pierre du bâtiment a été posée vendredi sur le chantier qui a commencé, à 500 mètres du Louvre-Lens. 

Un centre de conservation qui répondra à plusieurs urgences

Le bâtiment abritera les 250 000 œuvres des réserves du Louvre dans des conditions optimales. Des réserves actuellement éparpillées entre plus de 60 sites. 

Il y avait urgence à leur faire quitter Paris explique Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre : "le grand Louvre a créé d'immenses réserves mais c'est vrai que le palais est proche de la Seine, et donc les collections sont en danger. Nous l'avons vu en 2016 : avec une crue qui était simplement une crue décennale nous avons dû fermer le musée plusieurs jour. Le Louvre ne peut pas vivre avec cette épée de Damoclès et tous les 15 ou 20 ans devoir fermer et à évacuer les collections."

Sous un toit végétalisé ce centre de conservation servira également à l'étude et au traitement des œuvres

Laurent Duporge, le maire de Lens, a une pensée pour son grand-père. Il était mineur de fond, il habitait exactement là. "Il aurait été fier, il n'aurait jamais imaginé que là où il vivait il y a aujourd'hui le Louvre et le pole de conservation."

Le futur bâtiment dédiera 9.600 m2 de ses 18 500 m2 au stockage des œuvres, et 1 700 m2 à l'étude et au traitement des œuvres. Ce transfert est aussi l'occasion pour le Louvre de lancer un grand "chantier des collections" au cours duquel chaque œuvre est prise en photo, dépoussiérée, rangée et fichée informatiquement. 

Le Centre "permettra de garder les différentes réserves dans les conditions de conservation adaptées aux matériaux", souligne Jean-Luc Martinez. Ainsi, par exemple, les bronzes archéologiques, qui ont passé beaucoup de temps en terre et craignent la corrosion de l'humidité, profiteront d'une réserve sèche spécifique. 

Ce centre de conservations sera aussi une réserve refuge pour des œuvres en péril de pays en conflit.

Coût de Centre de conservation : 60 millions d’euros, dont 42 millions pour la construction. Il est financé par l'État, les collectivités locales et l'Union européenne - qui fournit 18 millions d'euros. Le Louvre finance une partie de cette opération par le prochain versement de la licence de marque prévu à l’ouverture du Louvre Abu Dhabi.  

L’ouverture de ce Centre de Conservation du Louvre est prévue pour l’été 2019.

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