Le "Pass Culture", dispositif qui vise à inciter les jeunes à fréquenter les lieux artistiques et à acheter des biens culturels, sera lancé dans quatre départements en septembre avant d'être étendu au reste du pays.

Le premier comité d'orientation du Pass Culture s'est tenu le 6 mars en présence de Françoise Nyssen et de nombreuses personnalités
Le premier comité d'orientation du Pass Culture s'est tenu le 6 mars en présence de Françoise Nyssen et de nombreuses personnalités © AFP / Loïc Venance

Ce projet figurait dans le programme d'Emmanuel Macron. Le "Pass Culture" sera testé dans le Bas-Rhin, l'Hérault, la Seine-Saint-Denis et la Guyane  avant un lancement "officiel" en septembre dans ces départements.  

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a déjà précisé que ce ne sera pas un simple chèque ou bon de consommation. Le Pass devrait être une application mobile avec des propositions culturelles géolocalisées.  

Le principe : laisser les utilisateurs libres de choisir leurs préférences culturelles, même si la ministre de la Culture a eu l'occasion de dire ces derniers jours qu'elle souhaitait que l'offre soit éditorialisée et donc prescriptive. 

Accessible à tous les jeunes arrivant à l'âge de 18 ans, le Pass sera crédité de 500 euros.

Le coût de cette mesure est estimé à environ 400 millions d'euros, mais son financement est encore flou. La répartition entre les crédits venus de l'Etat et la contribution des "offreurs" (cinémas, théâtres, musées...) reste encore à définir. Des banques pourraient notamment être associées au dispositif.

Le Pass Culture en Italie, un échec ? 

En Italie, cette formule a été lancée il y a deux ans. Environ deux tiers des jeunes concernés en ont profité. Ils ont surtout acheté de la musique en ligne.

Mais un marché noir s'est mis en place, et certains ont vite revendu les biens ou places de spectacles achetés via le Pass. Chose que la ministre française a promis de surveiller et d'éviter.

Si, pour le gouvernement italien, c'est un moyen d'aider les librairies ou les cinémas, il n'est pour autant pas certain que les jeunes italiens se soient remis à lire Dante avec frénésie grâce à ce crédit.

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