Chaque année au mois de juin, dans les domaines du théâtre et du spectacle vivant, il accueille entre vingt et vingt cinq spectacles et plus de 40 000 spectateurs.

Printemps des comédiens
Printemps des comédiens ©

31 ans ! La fleur de l’âge pour ce festival tant aimé de tous les Héraultais qui se le sont approprié et qui rayonne bien au-delà de nos frontières. Depuis la première édition du Printemps des Comédiens en 1987, où nous avions accueilli le grand Michel Bouquet, à cette édition 2017 où Isabelle Huppert vient prêter sa voix à l’œuvre de Sade, le chemin parcouru n’a cessé de rendre hommage au théâtre dans toute sa splendeur et toutes ses dimensions. L’an dernier, pour ses trente ans, le Printemps a connu la plus grande fréquentation jamais atteinte : plus de 60 000 spectateurs ! Cette année encore, le Département poursuit son engagement auprès du Printemps des Comédiens et accompagne cette magnifique édition portée par des artistes majeurs ainsi que de jeunes créateurs. En invitant notamment Ariane Mnouchkine et son Théâtre du Soleil pour présenter sa dernière création, et en explorant des formes de la production théâtrale française mais aussi européenne les plus diverses, je sais que le Printemps des Comédiens sera à la hauteur de l’attente de son public. Au nom du Département, je souhaite plus que jamais qu’à travers ce festival qui nous tient tant à cœur, la culture s’adresse à tous, et j’invite chacun à venir partager ces grands moments d’émotion et de convivialité.

Le Président du Conseil départemental, Député de l’Hérault

Au Printemps des Comédiens, nous ne dressons pas de barrière entre les peuples. Nous ne vérifions pas l’origine des passeports de nos visiteurs. Nous ne fermons pas nos portes à tel ou tel artiste parce qu’il est né ici ou là, parce qu’il adore tel ou tel dieu, ou pas de dieu du tout. Au Printemps des Comédiens, nous sommes l’accueil et la bienvenue, nous ouvrons nos bras et nos idées, nous nous intéressons aux autres, et nous pensons que le théâtre est là - quand la politique fait défaut - pour nous permettre de nous réunir, et de nous réjouir ensemble d’être libres et vivants.

Jean-Claude Carrière, Président du Printemps des Comédiens

►►► Quelques spectacles

  • Une chambre en Inde une création collective du Théâtre du Soleil, dirigée par Ariane Mnouchkine au Théâtre Jean-Claude Carrière

Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil au Printemps des Comédiens, ce n’est pas seulement l’annonce d’une grande affiche dans un grand festival. C’est aussi raviver ici, entre pins et cyprès, les jeux de la mémoire et des éblouissements enfuis. Car dans l’histoire du Printemps, il y a peu –pas- d’images aussi puissantes que celles du cycle des Atrides, monté, joué par le Théâtre du Soleil dans le Bassin du domaine départemental d’O : peut-être n’y eut-il jamais adéquation aussi parfaite entre un texte, un lieu, une mise en scène que ces soirs de juin 1992 où la météo fut pourtant exécrable.

Une chambre en Inde de mnouchkine
Une chambre en Inde de mnouchkine / Michèle Laurent

Mais le retour d’Ariane Mnouchkine n’est pas qu’une affaire de nostalgiques jeux de miroirs : en 25 ans, elle a exploré tant d’autres rivages de l’espace et du temps… Et le soleil de son théâtre brille toujours à son zénith. Car enfin qui d’autre pourrait signer cette Chambre en Inde ? Qui pourrait mêler dans ce lieu clos les mille clameurs, les mille senteurs de ce sous-continent qui la fascine tant ? Qui pourrait y faire entrer Shakespeare, Chaplin dans une sorte d’hommage au théâtre de tous les temps et de tous les lieux ?

Des quatre heures de ce spectacle musical, parlé, dansé, joué, universel, on retient peut-être d’abord qu’il s’agit d’une comédie. Que l’on rit face à la méchanceté du monde. Que l’on s’émerveille de cette force optimiste qui en fait palpiter toutes les images. Un grand Mnouchkine assurément. Digne de renouer avec les fils de la mémoire.

La Fête de la Musique la plus courue et en même temps la plus paisible de toute la Métropole montpelliéraine : jusqu’à 10.000 spectateurs attentifs, flâneurs débonnaires, mélomanes avertis, amateurs éclairés, amoureux de rythmes, de voix, de rock, de madrigaux médiévaux, de hip hop ou de salsa passent sous les grands pins du domaine départemental d’O.

Fête de la musique
Fête de la musique / Marie Clauzade

Voilà six ans maintenant que Folies lyriques qui, en même temps, prépare son opéra-opérette annuel au domaine départemental d’O - La Chauve-Souris en l’occurrence- prend les rênes de la programmation. Et son mot d’ordre est toujours le même : retrouver l’esprit des origines de la Fête de la Musique. Mêler amateurs et professionnels, styles et instruments. Cette année, d’un lieu à l’autre, on pourra entendre –entre autres- un hommage à Bernstein par Ecume, Ensemble Choral Universitaire de Montpellier. Un revival du jazz d’entre les deux guerres –Bechet, Armstrong, Ellington- grâce au sextet Sweet Peppers. Le pop-rock alternatif de Hoox, groupe montpelliérain influencé par la scène de Bristol et dont la performance scénique vaut le détour.

Ou encore ce creuset de cultures, de religions, d’âges qu’est le Chœur de Celleneuve, à l’enthousiasme communicatif et à la passion intacte pour le gospel. Une fête aux cent visages dans un lieu unique. Comme chaque année…

  • Lenga Le GdRA, Christophe Rulhes, Julien Cassier Théâtre d'O

C’est un spectacle arc-en-ciel pour reprendre la formule dont Mandela peignit l’Afrique du Sud post-apartheid. Un spectacle fait de théâtre, de musiques, de danses, mais aussi, mais surtout métissé de langues que la mondialisation culturelle menace.

Lenga
Lenga / Nathalie Stemalski

Au début, il y avait un petit garçon qui enregistrait son grand-père quand il parlait une langue pour lui fascinante : l’occitan. La lenga nostra, disait le vieux monsieur. Aujourd’hui, Christophe Rulhes est devenu anthropologue, musicien et, avec l’acrobate, chorégraphe, scénographe, Julien Cassier, co-fondateur du GdRA, cette unique troupe de théâtre toulousaine.

Unique car leur projet ne ressemble à aucun autre. En témoigne cet étrange et vivifiant spectacle évidemment baptisé Lenga. On y voit, on y entend un acrobate de rue de Madagascar, un initié Xhosa d’Afrique du Sud, un comédien Toulousain, un musicien Occitan jouant de la cabrette et des platines. On y parle un occitan débarrassé de sa gangue folkloriste, on y entend des langues, malgaches, sud-africaines, que le rabot culturel amoindrit chaque jour un peu plus. On y suit, entre Le Cap et Tananarive, les destins de grand-mères qui semblent venir d’un monde en pleine mutation… Lenga, c’est de l’anthropologie joyeuse.

Toute la programmation ici

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