Près de 30 ans après leur disparition, les cahiers de la Bande dessinée renaissent de leurs cendres.

Avec en une "Pourquoi les héros ne meurent jamais", les Cahiers de la BD entendent se renouveler tout comme la bande dessinée sait le faire.
Avec en une "Pourquoi les héros ne meurent jamais", les Cahiers de la BD entendent se renouveler tout comme la bande dessinée sait le faire. © Extrait de l'illustration en une des Cahiers de la BD

Il y a vingt-sept ans, ils disparaissaient des kiosques et des librairies. Les Cahiers de la BD reviennent désormais avec une nouvelle trimestrielle. La Bande dessinée y est passée au peigne fin avec des critiques, enquêtes, interviews et thématiques diverses. On y trouve 204 pages destinées aux passionnés comme aux curieux, à l’heure où la BD est en plein essor. 

Car désormais, la BD a remplacé les dictionnaires dans les bibliothèques. En près de dix ans, ses ventes ont quasiment doublé en volume.

En exposant La marque jaune et Blake et Mortimer de Jacobs en couverture, les cahiers de la BD posent une question essentielle : pourquoi les héros ne meurent-ils jamais ? Une question d’autant plus pertinente qu’elle reprend bien l’idée du retour pour les cahiers. 

Analyse de thème et leçon de dessin, pour cette première, Hugo Pratt et François Boucq focalisent les lecteurs sur les auteurs de demain.

La une des Cahiers de la BD, 27 ans après
La une des Cahiers de la BD, 27 ans après

Un public plus jeune et plus féminin

Avec leurs histoires complètes, les cahiers de la BD sont une mine d’informations. D’ailleurs, une étude du syndicat national de l’édition relève que le lectorat devient plus féminin et plus jeune. 

Cependant, Vincent Berniére, recréateur et rédacteur en chef des cahiers, constate qu’il faut un support à ce nouvel âge. Il observe de nombreuses évolutions, comme la reconnaissance de ce qu’on appelle le neuvième art. 

La bande dessinée permet d’associer le texte et l’image, elle est facilement lisible. Et se renouvelle en abordant de nouveaux sujets et de nouveaux genres, de la bande dessinée didactique à la bande dessinée reportage. 

Comme le précise Vincent Berniére, "on s’adresse à n’importe quel type de public via la bande dessinée".

Ainsi, les cahiers de la BD ne souhaitent pas se diriger sur une mode, mais bel et bien donner du corps et des clés afin d’apprécier pleinement le neuvième art. 

ALLER + LOIN 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.