"La neuvième famille", 11e tome de la saga du Scorpion de Marini et Desberg est sorti chez Dargaud. L'occasion de (re)découvrir les influences qui ont soufflé sur ce grand succès de la bande dessinée.

Le Scorpion, tome 11
Le Scorpion, tome 11 © Marini - Desberg - Dargaud

Apparu en 2000, dans"La Marque du Diable" ,Armando Catalano , alias le Scorpion  est l'un des derniers héros d'histoire de cape et d'épée. Voleur séduisant et trafiquant de reliques, il vit dans la Rome du XVIIIe siècle, accompagné de son fidéle compagnon Le Hussard . Le Scorpion est l'enfant d'une femme jugée hérétique et brûlée vive pour avoir détourné de Dieu un homme d'Église. Le Scorpion porte sur son épaule la marque du Diable dont il serait l'enfant, en forme de scorpion, héritage de ce drame.

Cette tragédie va entraîner le héros dans des aventures qui le méneront à découvrir un complot politique et religieux, entre ennemis cruels et femmes fatales.

Stephen Desberg , scénariste du Scorpion

La série relate le parcours d’un homme qui cherche sa place à une époque où les sociétés européennes sont assez rigides, même si des mouvements vers la liberté se dessinent à la veille de la révolution française

Extrait de la Neuvième Famille, le Scorpion
Extrait de la Neuvième Famille, le Scorpion © Marini - Desberg - Dargaud
Extrait 2 de la Neuvième Famille, le Scorpion
Extrait 2 de la Neuvième Famille, le Scorpion © Marini - Desberg - Dargaud

Avec "La neuvième famille" , Ce père, à peine retrouvé, meurt assassiné mystérieusement ainsi que d'autres membres de cette "nouvelle" famille. Un redoutable adversaire s'avance devant le Scorpion et un nouveau mystère avec lui. L’histoire se poursuit et c’est un nouveau Scorpion, libéré des interrogations sur ses origines, qui se dévoile dans les pages de ce onzième album, avec ses couleurs vives, son dessin réaliste et des aventures pleines de rebondissements. Les fans ne devraient pas être déçus.

Une BD à la pointe de l'épée

C’est le maître d’armes, Claude Carliez , qui a servi de consultant sur la saga du Scorpion pour les auteurs, délivrant les techniques d’escrime mais aussi les codes régissant le combat à cette époque. Claude Carliez était maître d’armes et cascadeur. Il travailla entre autres avec Alain Delon  sur le film "La Tulipe noire" .

Un autre "père" a soufflé, sans le savoir, sur le berceau du Scorpion. Il s’agit de Zorro , ou plutôt de son interprète Guy Williams . Celui qui interprétera Don Diego de la Vega  pour Disney  pendant 82 épisodes s’appelait Armand Joseph Catalano . En hommage, Desberg et Marini ont donné à leur héros le vrai nom de l'interprète de Zorro…

Guy Williams - Zorro
Guy Williams - Zorro © Bettman - Corbis

Sous le signe d'Alexandre Dumas

Au départ de la saga, les auteurs devaient en fait réaliser une adaptation des "Trois mousquetaires"  d’Alexandre Dumas . Le style du Scorpion s’inspire de l’univers de Dumas, avec le romanesque et la fiction qui l'ont caractérisé, sans jamais vraiment perdre le cadre historique. On y retrouve un soupçon de Comte de Monte Cristo, une pincée du Bossu de Paul Féval et des aventures qu'Indiana Jones ou Robert Langdon n'aurait pas renié.

Stephen Desberg , scénariste du Scorpion

Même si nous nous appuyons sur des faits réels, nous restons dans le registre de la fiction et du romanesque, en hommage aux grands romanciers populaires du XIXe siècle…

Les Trois Mousquetaires
Les Trois Mousquetaires © radio-france
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