La 10è édition du Festival Le Standard idéal s'ouvre au Brésil, à la Chine, aux États-Unis, à l'Italie, à la Russie et à l'Ukraine. Elle aura lieu hors les murs sur cinq scènes amies, la MC93 étant fermé pour travaux."Que demande-t-on au théâtre d’exprimer à Moscou ou Shanghai ? Comment les acteurs apprennent-ils leur métier ? À quoi ressemble le public à Naples ou à Berlin ? Que l’objet soit classique ou contemporain, ils sont indissociables. La « modernité » ne renvoie à rien d’intelligible, si elle n’est issue d’aucune histoire. Quel que soit l’espace ou la forme, ce qu’il y a de commun à tous les théâtres, ce sont les acteurs. Car nous ne concevons pas le théâtre sans acteurs. Comment Lev Dodine sort Tchekhov des clichés décoratifs dans le passage conflictuel entre le XIXe et le XXe siècle. Comment Toni Servillo puise dans la tradition napolitaine pour créer un théâtre d'aujourd’hui ? Comment Wang Renjie , dramaturge du Liyuan de Chine, détourne les textes néo-confucianistes en fables sur le désir et comment la grande comédienne Zeng Jingping les interprète ? Il y a toujours un moment où l'on s’arrête et où l'on regarde derrière soi. L’idée est de ne pas y découvrir une longue route déserte et poussiéreuse."Patrick Sommier

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►►► TGP Saint DenisLa Parola cantaGaudeamusMédée poème enragéBlack Rock Coalitions (concert)• Pouilles"Tout a commencé avec la publication d’une photo sur Facebook. Ou peut-être non, tout a commencé par un voyage à Tarente, ville dont ma famille est originaire, en 2011. Ou peut-être non, tout a commencé quand ma troisième fille est née, il y a trente ans et que je décidai de l’annoncer à tous mes cousins, découvrant que j’en avais pas moins de vingt et un. Ou peut-être que non, tout a commencé le jour de ma naissance, un cas plutôt inhabituel d’un père âgé et d’une mère relativement jeune.Pouilles est un spectacle qui est né à maintes reprises dans mon esprit, sans que je le sache : qui dormait comme les braises sous la cendre dans l’attente de quelqu’un qui soufflerait dessus pour ranimer la flamme. Je l’ai poursuivi des années durant en travaillant à mon théâtre, parlant d’autres choses et aujourd’hui je vois le bout du tunnel grâce à Patrick Sommier et à la MC93. Je serai curieux de voir la réaction du public français à un spectacle si personnel et si résolument italien.Une chose est sûre : c’est que le long travail de recherche qu’il y a derrière la nécessaire synthèse théâtrale a été pour moi une expérience d’une importance capitale. Non seulement pour l’étude et la découverte de l’histoire d’une famille, et de l’Histoire tout court mais pour le profond sentiment de réalisation de soi qu’a fait naître en moi la découverte d’événements familiaux à travers lettres, notes, journaux intimes que j’ai eus entre les mains."Amedeo Fago , Rome, 8 septembre 2014

Standard idéal - Les pouilles - photo famille - TGP
Standard idéal - Les pouilles - photo famille - TGP © DR

Distribution Texte et conception Amedeo Fago Traduction Patrick Sommier Costumes Lia Francesca Morandini Coiffure Eleonora Migliaccio Maquillage Gabriella Trani Musique Franco Piersanti Effets spéciaux Davide Ippolito et Luca Di Cecca Montage vidéo Daniele Carlevaro Régie vidéo Nicola Spagna et Valerio Cappelluti Assistanat à la mise en scène Alberto Battocchi Avec Amedeo Fago et Giulio Pampiglione ►►► Théâtre 71 MalakoffL'Ecole du théâtre d'art de Moscou• Une séance non contemporaineUne étude sur le bruit et la fureur d'après William Faulkner Lorsque Viktor Ryjakov a demandé à ses élèves de travailler sur Le Bruit et la Fureur de Faulkner , le plus difficile fut de traduire l’oeuvre littéraire dans un langage théâtral. Impossible de poser ce roman sur les rails usés de « l’adaptation théâtrale ». Le monologue tragique demeurait inadapté à recevoir le flux faulknérien. Les acteurs deviennent alors narrateurs. Ils passent les masques des différents protagonistes sans en choisir aucun. Lorsqu’un fragment fait sens, on passe au suivant, mais l’essentiel échappe toujours aux formulations concrètes. Il arrive qu’abandonnant tout espoir de trouver une vérité, les acteurs sortent de leurs rôles pour fouiller leur propre existence. Ils sont « soumis à l’inertie du roman », emportés par le flot faulknérien. Le spectacle continue sa recherche, passant fiévreusement d’un événement du roman à l’autre, repassant plusieurs fois les mêmes scènes, dans la tentative vaine de se comprendre. Le spectacle visite tout le spectre des possibles au théâtre. Chaque acteur a choisi un fragment du roman qui fait sens aujourd’hui, et le reconstruit, le décompose… Le portrait déformé de la famille Compson émerge alors… Les visages changent, et on reconnaît peu à peu ceux des jeunes acteurs qui rendront un saisissant portrait de ce que nous sommes aujourd’hui.

Standard idéal - Le bruit et la fureur - Théâtre 71
Standard idéal - Le bruit et la fureur - Théâtre 71 © Ecole du théâtre d'art de Moscou

Distribution Directeur de la promotion Viktor Ryjakov Professeurs Marina Drovosekova, Svetlana Ivanova-Sergeeva, Kazimir Liske, Tatiana PikhoninaAvec les élèves de l’École du Théâtre d’Art de Moscou : Stepan Azarian, Leonid Buldakov, Artëm Dubra, Aleksei Ermoshkin, Varvara Feofanova, Jordan Fray, Aleksei Kamanin, Alexandr Metelkin, Sergei Novosad, Irina Obruchkova, Ronald Pelin, Sergei Shadrin, Varvara Shmikova, Alevtina Tukan, Roman Vasiliev, Kirill Vlasov, Nikita Yuskov et Daria Zhovner ►►► Monfort ThéâtreLa CerisaieDakh DaughtersLa Maison des chiens ,par le Théâtre Dakh de Kiev sous la direction de Vlad Troitzkyi . Le théâtre en Ukraine aujourd’hui est happé par la guerre, et balance entre deux épopées : naissance d’une nation et adieux à l’Union Soviétique. C’est une troupe engagée, émouvante dans un dispositif où public et acteurs se regardent de haut et se marchent sur la tête.

Standard idéal - La maison des chiens - Monfort théâtre
Standard idéal - La maison des chiens - Monfort théâtre © DR

Distribution Adaptation et mise en scène Vlad Troitskyi Scénographie Vlad Troitskyi et Dmytro Kostyumynskyi Musique Vladyslav Troitskyi, Roman Iasynovskyi et Solomiia Melnyk Avec Yevhen Bal’, Vasyl' Bilous, Natalka Bida, Maksym Demskyi, Tatyana Havrylyuk, Roman Iasynovskyi, Ruslana Khazipova, Vira Klimkovetska, Solomiia Melnyk, Semen Mozgovyi, Andrii Palatnyi, Nikita Skomorokhov, Tetyana Vasylenko, Vyshnya et Zo ►►► Nouveau Théâtre de MontreuilK-RIO-KLa Parola cantaDarling(Hypothèses pour une Orestie) En exergue, des mots du poète canadien Mark Strand …« and always the air moves in | to fill the spaces | where my body’s been » (et toujours, l’air se déplace, pour remplir l’espace, où mon corps était)L’Orestie perturbe étrangement les êtres aujourd’hui, à tel point que les Italiens de Ricci/Forte et les Ukrainiens de Vlad Troitskyi y ont immergé leurs dernières créations.La mort rôde, et la tragédie, meurtres du père, de la mère, de l’amant ; malédictions, terrifiantes Érinyes, sont à ce point familières qu’on demande à Eschyle de faire le passeur entre tragédies antiques et contemporaines, tsunamis, réfugiés, guerres. « Les horreurs de l’Orestie sont-elles le signe d’espoir présageant un nouveau futur ? »La caverne est ici container métallique autour duquel s’anime un théâtre inspiré des photographies de GregoryCrewdson où la réalité rassurante dissimule la barbarie proche. Crewdson , lointain héritier d’Edward HopperArtaud et Led Zeppelin , superpositions textuelles, sonores, physiques, scan d’un monde sous acide, une nouvelle Genèse.

Standard idéal - Darling - théâtre de Montreuil
Standard idéal - Darling - théâtre de Montreuil © Pietro Bertora

Distribution Mise en scène Stefano Ricci Dramaturgie Ricci/Forte ChorégraphieMarco Angelilli Décor Francesco Ghisu Costumes Gianluca Falaschi Son Thomas Giorgi Direction technique Davide Confetto Assistanat à la mise en scène Liliana Laera Avec Anna Gualdo, Giuseppe Sartori, Piersten Leirom et Gabriel Da Costa ►►► Théâtre du SoleilLa Grande Mélancolie- Théâtre Liyuan• Concert de Nanyin (musique du sud de la Chine et invitation au thé) - à l'issue des représentations de La Grande mélancolie• Une femme chaste - Théâtre LiyuanUne jeune et belle veuve vit dans une vaste demeure avec son fils, âgé d’une dizaine d’années et son précepteur. Dans ce huis clos, la jeune femme sent monter en elle un désir violent pour l’étudiant qui lui annonce un soir qu’il va devoir partir pour la capitale afin de passer ses examens. La jeune femme ne pouvant réprimer ce désir fou, frappe, la nuit venue, à la porte du jeune homme : « Je voulais vous remettre une somme d’argent pour vos besoins lors de ce long voyage ». Le précepteur accepte de la faire entrer dans la pièce, en opposition totale avec les convenances. L’atmosphère entre les deux est vite irrespirable. Il ne sait que faire pour répondre à l’appel violent du désir, mais – morale confucianiste oblige – décide de ne pas succomber à la tentation, la chasse de sa chambre (mais garde l’argent) et… claque la porte sur la main de la jeune femme. Anéantie, humiliée, mortifiée, elle décide pour se punir de s’automutiler en sectionnant trois doigts de la main blessée de façon que « la faute » reste à jamais gravée dans son corps. Dix ans plus tard, le précepteur est devenu un mandarin puissant à la cour de l’empereur et le fils de la jeune veuve, resté son élève, va accéder au mandarinat… Le drame va se poursuivre et le sort des femmes n’en sera pas grandi.En chinois surtitré en français

Standard idéal - Une femme chaste - Théâtre du soleil
Standard idéal - Une femme chaste - Théâtre du soleil © DR

Distribution D’après Chen San et Wuniang , (le Miroir aux litchis) répertoire traditionnel du LiyuanAvec Zeng Jingping

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