La 7ème édition des Assises Internationales du Roman de Lyon est coorganisée par la Villa Gillet et Le Monde.Ecrivains, penseurs, scientifiques et comédiens du monde entier vous donnent rendez-vous pour les 7e Assises Internationales du Roman, à Lyon et en Rhône-Alpes. Une semaine de débats, tables rondes et lectures pour découvrir et explorer la littérature sous toutes ses formes et toutes ses latitudes !

France Inter vous donne rendez-vous au restaurant Quai des Arts avec :

  • Clara et les chics livres de Clara Dupont-Monod le mercredi 29 mai / enregistrement de 15h à 16h
  • Le grand bain de Sonia Devillers le mercredi 29 mai / enregistrement de 18h15 à 19h15
  • Le grand entretien de François Busnel le mercredi 29 mai en direct de 17h05 à 18h
  • L’humeur vagabonde de Kathleen Evin le mercredi 29 mai en direct de 20h à 21h
  • Service public de Guillaume Erner le jeudi 30 mai en direct de 10h05 à 11h

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Les Assises Internationales du Roman
Les Assises Internationales du Roman © Axelle de Russé Koboy

Le Monde des Livres poursuit avec enthousiasme en 2013 l’aventure des Assises Internationales du Roman initiée il y a 6 ans par Le Monde et la Villa Gillet. Ces Assises correspondent parfaitement au souci du Monde d’orchestrer la rencontre entre romanciers et lecteurs et d’inscrire la littérature à même la vie, ambition qui est au coeur de la nouvelle formule du Monde des Livres lancée en août 2011. Depuis plus de quarante ans, le supplément hebdomadaire du Monde tente d’embrasser le plus largement possible la diversité de la production éditoriale, aussi bien pour la littérature française et étrangère que pour les essais et les documents. Il fait ses choix en toute indépendance, avec la volonté de fournir à « l’honnête homme » une information fiable. Un parti pris d’exigence et de qualité, mais aussi de plaisir, sans cesse animé par le désir d’éclairer.

Quelques rencontres

En ouverture La Question de la vérité le lundi 27 mai à 18h30 avec A.S Byatt, Michel Pastoureau. Animée par Raphaëlle Rérolle C’est dans l’ombre de la vérité que se disent les mensonges et que s’écrit la littérature. Mais c’est aussi dans cette zone incertaine que travaillent les historiens, en cherchant à faire la lumière sur le passé. Quels rapprochements peut-on faire entre l’écriture littéraire et l’écriture historique, au prisme de cette notion « révolutionnaire », pour reprendre le mot d’Antonio Gramsci ? Comment deux oeuvres, l’une romanesque et l’autre historique, atteignent-elles une part de vérité sur des époques révolues ?Le secret le lundi 27 mai à 20h30 avec Christine Montalbetti, David Vann et Alain Claude Sulzer. Y aurait-il une littérature s’il n’y avait pas de secrets ? La force d’attraction de ce qui est tu, ou dissimulé, constitue le mobile souterrain de la plupart des romans ou des récits. Certains parce qu’ils cherchent à élucider le mystère, d’autres pour faire du secret le centre de gravité, c’est-à-dire la matière même du texte. L’entreprise littéraire est donc à la fois ce qui divulgue ou ce qui cache, et toujours ce qui sécrète du secret.

Les Assises Internationales du Roman
Les Assises Internationales du Roman © Axelle de Russé-koboy

Entre le présent et l’éternité, faut-il choisir ? Le mardi 28 mai à 19h00 avec Craig Bourne, Tristan Garcia et Gilles Cohen-Tannoudji Voici une rencontre d’un format original, puisqu’elle croisera les voix d’un physicien aguerri, Gilles Cohen-Tannoudji, du philosophe et romancier Tristan Garcia, et de Craig Bourne, philosophe représentant la tradition métaphysique anglo-américaine.Faut-il choisir entre présent et éternité ? La question est classique, puisqu’on la trouve déjà chez Saint-Augustin. Elle a aussi une vive actualité dans le débat contemporain. D’un côté, le présent semble ne pas exister, puisqu’il tombe aussitôt dans le passé – ce qui suggère qu’il faut regarder le monde en faisant abstraction de l’écoulement du temps, en prenant sur lui le point de vue de l’éternité. De l’autre côté, le futur est inconnaissable et le passé inaccessible – nous ne pouvons agir qu’au présent, qui seul semble donc exister pour nous. Dans ce débat qui fait rage, depuis un peu plus d’un siècle, chez les spécialistes de métaphysique anglais et américains, on appelle éternalistes les partisans de l’éternité et présentistesleurs adversaires, défenseurs du présent. » Alexandre LacroixLe sentiment de la vie le mercredi 29 mai à 19h00 avec Sylvie Germain, Jon Kalman Stefansson et Maxime Ossipov La sensation de se sentir pleinement vivant s’impose parfois à nous au détour d’une émotion, d’un souvenir, d’une pensée ou devant la grandeur immobile d’un paysage. Tout à coup, la vie surgit dans ce qu’elle a de plus brut et de plus beau. Comment la littérature peut-elle rendre sensible cette sensation physique d’être au monde, cette vie à l’état pur, dont la puissance n’a d’égale que la fugacité ? Entre matérialisme et métaphysique, comment les écrivains traduisent-ils ce surgissement qui nous envahit ? Comment dire cette sensation physique et psychique d’être là, ici et maintenant ?Le portrait aujourd’hui : entre figuration et défiguration, le jeudi 30 mai à 19h30 avec Jakuta Alikavazovic, Jean Clair et Goldie Goldbloom De Madame de La Fayette en passant par Balzac ou encore Proust, la littérature est porteuse d’une grande tradition du portrait. Au-delà des descriptions physiques ou psychologiques, le portrait du personnage de roman est aussi porteur de valeurs morales, sociales ou philosophiques. Forme toute particulière de la narration, cet art du portrait a été mis à mal par l’explosion de la cohérence figurative. L’art moderne, balayant les anciennes normes, n’a plus respecté les canons de la beauté et s’est lancé dans des représentations souvent inattendues. Quelle résonance ces modifications ont-elles entraînée dans la littérature et l’art ?

Les Assises Internationales du Roman
Les Assises Internationales du Roman © David Ignaszewski Koboy
**Et vous, Pierre Bergounioux ? Petite conversation avec des revenants le jeudi 30 mai à 21h30** Un écrivain de renommée internationale s’entretient avec des auteurs du passé. Un dialogue inattendu avec les images d’archives de l’Ina.Pour la première fois depuis la création de Petite conversation avec des revenants, un auteur français, Pierre Bergounioux, dialoguera avec romanciers, poètes, prosateurs, essayistes, philosophes qui ont laissé leur trace dans les collections audiovisuelles de l’Ina.Une rencontre unique avec Gaston Bachelard, Jean Giono, Dominique Rolin, Pierre Bourdieu, JB Pontalis et même Frédéric Dard pour explorer une conception de la littérature, une expérience du langage, ou simplement une relation à la vie. **Parcours d’une oeuvre : Claudio Magris en dialogue avec Raphaëlle Rérolle, France - Le Monde, le vendredi 13 mai à 18h30** Claudio Magris n’est pas seulement l’un des grands écrivains italiens contemporains : il est aussi un intellectuel respecté, dont la voix compte dans la Péninsule. Essayiste, romancier, chroniqueur ou auteur dramatique, il porte un regard plein de force et de lucidité sur le monde contemporain. ### **Lectures** **Pierre Arditi lit Voyage au centre de la terre de Jules Verne, le samedi 1er juin à 16h30** _« Descends dans le cratère du Yocul de Sneffels que l’ombre de Scartaris vient caresser avant les calendes de juillet, voyageur audacieux, et tu parviendras au centre de la Terre. »_ **Ariane Ascaride lit Les Années d’Annie Ernaux accompagnée par le Quatuor Leonis, le dimanche 2 juin à 21h00**
Les Assises Internationales du Roman
Les Assises Internationales du Roman © David Ignaszewski Koboy
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