Le Grand Parquet présente ainsi le cycle Les Afriques au Grand Parquet

Solidarité avec la République Centrafricaine et L’Espace Linga Téré de BanguiComme chacun sait, la situation générale et en particulier humanitaire enCentrafrique est dramatique mais le temps de réactions positives, de la solidarité, et peutêtrede la reconstruction est venu. A l’initiative de la Compagnie au Naïf Théâtre , du GrandParquet, du Théâtre d’Ivry Antoine Vitez, une chaîne de solidarité citoyenne s'est tissée ici enFrance avec le soutien de villes françaises et d’équipements culturels et associatifs pourpermettre la remise en fonctionnement en plein quartier populaire de Bangui de l'EspaceLinga Téré qui fut pillé et saccagé lors des récentes exactions.L'Espace Linga Téré existe depuis plus d'une vingtaine d'années à Bangui. C'est uneO.N.G. à vocation humanitaire, culturelle, avec des formations pour la jeunesse aux métiersde régie, d'administration, de gestion des associations, un lieu où la jeunesse et l'enfanceoccupent une très grande place.Ce fut au long des années, en Afrique Centrale, un pôle essentiel de rencontres avec autantdes grands artistes comme Tikken Ja fakholi, Ray Léma que des groupes de musiquestraditionnelles, centrafricains, congolais, sénégalais, pygmées et même européens.Après la destruction du Centre Culturel Français par des mutins, il y a plusieurs années,l'Espace Linga Téré est devenu le partenaire direct des Services culturels de l'Ambassade deFrance.Le Directeur-Animateur de cet espace, Vincent MAMBACHAKA, artiste centrafricain, licenciéde l'Université PARIS III, ancien élève du Conservatoire, a participé à de nombreuses activitésculturelles et théâtrales en France et avec la Francophonie, (Festival de Limoges, tournéeeuropéenne et Outre Atlantique dans ce cadre).Il y a une vingtaine d’années avec Richard Demarcy du Naïf Théâtre, à l’époque professeur àParis III, ils ont créé à Bangui, Songo la Rencontre, grand succès aux Francophonies deLimoges, puis en tournée européenne et américaine.Puis ce fut pendant cinq années, la création des Ubu, version africaine de la Saga Ubu.C’est grâce aux revenus de ces tournées qu'il put créer ce lieu à Bangui avec aussi le soutientrès régulier de l'Agence Internationale de la Francophonie. Cette réalisation est vraimentune réussite du co-développement franco-africain dans une région à haute turbulence.L'Espace Linga Téré dispose de deux théâtres de verdure, une bibliothèque etmédiathèque, des salles pour cours et ateliers, une unité de production cinéma et une radiolocale pour la ville de Bangui et des capacités de résidence.En France en mars - avril - mai – juinL'événement sera la venue en France, à Paris et en Région, d'une équipe de douze artistes centrafricains offrant la recréation de Songo la rencontre, grand spectacle pour tout Public, au sein duquel se trouvent trois chanteurs-musiciens-danseurs pygmées, mais également des contes et musiques traditionnels, des documentaires sur l'environnement y compris de réalisateurs internationaux, la faune (la protection ... ou le massacre hélas!) des éléphants, la déforestation, les cultures traditionnelles, des expositions.Centrafrique et Mali à Paris et en Région ParisienneTout débutera en mars par un mois de représentations, d'expositions et de projections, de colloques, de gastronomie, au Théâtre du Grand Parquet, à Paris, lieu multiculturel dans le 18ème et au Théâtre d’Ivry Antoine Vitez.Ce sera l'occasion d'associer le Mali à la Centrafrique avec le groupe BlonBa de Bamako qui a perdu son théâtre il y a huit mois, suite au couvre-feu. BlonBa fut déjà programmé l'an dernier au Grand Parquet avec grand succès avec sa pièce Dieu ne dort pas.Linga Téré en RégionPuis ce sera pour l'Espace Linga Téré une tournée en région en mai et juin avec des partenaires déjà engagés qui prendront une demi-semaine de spectacles, d'expositions, de projections, de gastronomie centrafricaine. Ainsi, la mairie de Chécy (Coordinatrice du réseau des mairies en coopération décentralisée avec la Centrafrique), les mairies de Bègles, Carcassonne, Montreuil Juigné, Billère, Bussy Saint Georges, un réseau de diverses villes d'Alsace coordonnées.La recette des spectacles et des collectes diverses sera versée à ces groupes pour la remise en fonctionnement de ces lieux culturels très populaires.Vincent Mambachaka et Richard Demarcy,Paris, le 9 septembre 2013.Solidarité avec le MALI et le BlonBa, centre culturel de BamakoBlonBa (Bamako, Mali)Créé en 1998 par Alioune Ifra Ndiaye, son directeur, et l’écrivain Jean-Louis Sagot-Duvauroux, BlonBa est devenu un des centres d’art et de culture les plus féconds d’Afrique de l’Ouest.La création théâtraleAvec une douzaine de créations en quatorze ans, sa compagnie théâtrale s’est singularisée par une production régulière, largement diffusée : plus de quatre cents représentations dans huit pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord.La salleDepuis 2004, BlonBa disposait à Bamako d’une des salles de spectacle les mieux équipées d’Afrique de l’Ouest et y proposait une programmation régulière d’artistes maliens et étrangers. Quinze mille spectateurs l’avaient fréquentée durant la saison 2010-2011. La crise politique de mars 2012, qui a bloqué toute l’activité du pays, a eu raison de cet équipement unique en Afrique de l’Ouest. Une nouvelle salle est en projet.L’audiovisuelConcepteur d’émissions télévisées très populaires, BlonBa est le premier producteur audiovisuel indépendant du pays. BlonBa est également le seul membre africain de la Copat, une coopérative spécialisée dans la captation du spectacle vivant qui réunit une cinquantaine de théâtre francophones (L'Odéon, Les Amandiers, L'Oeuvre, Vidy-Lausanne…). Quatre des créations de BlonBa sont disponibles en DVD et ont été diffusées par des télévisions francophones.Un théâtre en FranceDepuis 2008, l’antenne française de BlonBa dirige le théâtre de l’Arlequin, à Morsang-sur-Orge (Essonne, France) où elle développe une politique d’expression de la diversité culturelle et d’ouverture aux publics populaires.BlonBa est soutenu par :Le ministère de la culture du Mali, le royaume des Pays-Bas, le royaume d'Espagne, Orange-Mali et Spirit McCann.L’action de BlonBa en France est soutenue par la Région Ile-de-France, le département de l’Essonne et la communauté d’agglomération du Val d’Orge.BlonBa dans la tourmente2 octobre 2012Alors que nous finalisions à Bamako le spectacle Ala tè sunogo (Dieu ne dort pas), le Mali a connu une des pires crises de son histoire : un coup d’Etat militaire improvisé, la partition du pays, le Nord aux mains de fanatiques islamistes, l’activité gelée. BlonBa n’a pas échappé à la tourmente et a dû abandonner sa salle de spectacle, qui était devenue au fil des ans un des plus beaux équipements d’Afrique de l’Ouest, un des pôles les plus féconds de la vie artistique africaine. Impossible, dans ces conditions de crise et sans rentrées régulières, de continuer à payer le loyer. Nos artistes et nos techniciens sont sans travail ou presque. Nous sommes entrés momentanément dans une économie de survie.Ala tè sunogo était un spectacle prémonitoire, qui dès avant ces événements racontait par le théâtre et la danse contemporaine comment les maux de la société malienne entrainaient la fermeture d’une entreprise artistique. Rétrospectivement, il prend une actualité saisissante. Grâce à nos amis du Grand-Parquet (Paris18e), qui nous accompagnent depuis des années, nous allons pouvoir finaliser ce travail interrompu et le présenter au public parisien en mai 2013, puis à Bamako dès que la situation le permettra. Ce partenariat nous aide beaucoup à ne pas baisser les bras et nous remet le pied à l’étrier. Mais il nécessite l’intervention d’autres partenaires. Pour reprendre la production. Pour équilibrer la diffusion.Nous faisons donc appel à tous ceux qui souhaitent contribuer à la pérennité de BlonBa, à la survie quotidienne de ses artistes, à l’expression artistique du Mali qui, même blessé, a beaucoup de richesses à partager. La finalisation du spectacle Ala tè sunogo peut en être l’occasion : soutien financier de collectivités et d’institutions concernées, participation de théâtres amis à la coproduction, diffusion du spectacle…Nous espérons, grâce à cette solidarité aujourd’hui nécessaire, reconstruire très vite les conditions d’une production artistique autonome, conformément à l’objectif qui nous guide depuis l’origine de BlonBa. Alioune Ifra Ndiaye, directeur de notre structure, se joint à moi pour remercier d’avance tous ceux qui y contribueront.Jean Louis Sagot-Duvauroux

http://www.legrandparquet.net/pdf/solidarite-artistique-internationale.pdf

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.