On se souvient de l’audacieux Timon d’Athènes , Shakespeare and Slam que Razerka Ben Sadia-Lavant avait mis en scène : une des pièces les plus abruptes de Shakespeare, où celui-ci dénonce la corruption, la servilité. Aujourd’hui c’est à un monument qu’elle s’attaque : Othello, le Maure de Venise . Son Othello est un homme marchant sur une poutre, une image symbolisant l’équilibre difficile et fragile à maintenir pour l’homme civilisé entre pulsion d’un côté et culture de l’autre.

À travers l’amour de Desdémone et Othello, c’est la beauté de la civilisation mais aussi sa fragilité quand nous préférons « l’avoir » à « l’être » qui sont mis en lumière. « L’avoir », c’est cette passion que nous dévoile le jeu des Hommes pour le pouvoir et la domination. Le thème de « l’amour courtois » ouvre ce spectacle enchanteur et captivant porté par la poésie d’Hafez et le chant de Sapho…

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