Maria Callas
Maria Callas © Radio France

Plus 1100 personnalités de tous bords, artistes, politiques, sportifs, entrepreneurs se retrouvent dans le « Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France », chez Robert Laffont. Ces vivants et ces morts ont participé à la grandeur de notre pays et ils sont nés étrangers : Gainsbourg, né russe, ou Scott Fitzgerald, l’écrivain américain installé à Paris avec sa femme au début des années 20 à Paris. Les noms recensés ici témoignent de la richesse de la France, de sa variété. Ils rappellent que notre pays est divers et que la France s’est nourrie et se nourrit toujours de l’autre.

Il n’y a pas que les Etats-Unis qui soient terre d’immigration, la France aussi. De grands hommes politiques de l’hexagone sont nés étrangers or ils incarnent la France, Léon Gambetta et même Manuel Valls, barcelonais naturalisé français à 21 ans !

Sont pris en compte la politique, les arts, les sports, l’entreprise (vous saurez tout sur la maison Hermés, du nom de cet allemand qui crée sa marque à Paris dans les années 1820). Mais vous ne lisez pas que des notices biographiques.

En plus des destins individuels, des colonnes entières sont consacrées à des communautés, égyptiens, manouches, suisses, belges… La photo doit beaucoup à des hommes venus d’Europe centrale, l’industrie, à la venue d’ingénieurs britanniques, le spectacle aux Italiens, aux Argentins, aux Manouches...

On peut dire qu’avec ces pages passionnantes sur les communautés qui nous rejoignent, des anonymes se mêlent aux personnalités connues.

Pourquoi un étranger vient il en France depuis 1789 ? (Car le dictionnaire commence à cette époque, avec la proclamation de la Nation française). Pourquoi? Parce qu’on y est libre, parce que la France aime la culture et qu’économiquement on y vit mieux que dans son pays d’origine. L’ouvrage dessine une vision positive de l’apport étranger à l’hexagone. Il défend l’idée que la France est capable d’intégrer, hier comme aujourd’hui.

« Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France », sous la direction de Pascal Ory, Robert Laffont, collection « Bouquins ».

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