La dramaturge sicilienne Lina Prosa présente au Vieux-Colombier à Paris son "triptyque du naufrage" jusqu'au 5 février. Il s'agit de trois pièces autour des réfugiés de Lampedusa. Lina Prosa n'a pas attendue la tragédie d'octobre dernier pour écrire sur le destin de ces africains.

Lina Prosa © Leda Terrana
Lina Prosa © Leda Terrana © © Leda Terrana

Lorsqu'au printemps dernier, Christian Benedetti met en scène Lampedusa Beach au Studio de la Comédie-Française, tous les spectateurs sont saisis pas l'histoire de Shauba, une migrante africaine qui se noie près des côtes de l'île italienne. Quelques mois plus tard c'est l'horreur avec le naufrage de cette embarcation qui fait 366 morts le 3 octobre 2013.

Devant le succès remporté par la pièce l’année dernière, Muriel Mayette-Holz, l’Administratrice de la Comédie-Française lui a passé commande deux autres pièces . Aujourd'hui Lampedusa ne fait plus la une de l'actualité. Les caméras sont parties. Mais le drame humain persiste. Lina Prosa, la sicilienne qui est habituée à regarder le monde au delà de la mer continue de se passionner pour ces réfugiés . Et dans cette trilogie, elle leur donne un visage et une humanité.

Continuer d'écrire sur ces réfugiés, c'est continuer à penser à eux. Cette trilogie, Lina Prosa, la compare au mythe d'Ulysse. La question du voyage est centrale dans son travail . Elle aimerait que chacun d'entre nous puisse demander l'asile à l'Afrique pour comprendre la douleur de ces hommes et de ces femmes.

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