Julien Gosselin se jette dans le grand bain du Festival d’Avignon. Une ascension fulgurante pour ce jeune metteur en scène de 25 ans, sorti de l’Ecole professionnelle supérieure d’Art dramatique de Lille (EPSAD), créée par Stuart Seide. L’adaptation des Particules élémentaire de Michel Houellebecq est son troisième spectacle.

Julien Gosselin
Julien Gosselin © Radio France / Simon Gosselin

Il mesure la chance qui lui est donnée de figurer dans la programmation du Festival d’Avignon. Rares sont les jeunes metteurs en scène à pouvoir accéder au graal du théâtre, surtout après si peu d’expérience. Il doit cette chance à une rencontre avec Stanislas Nordey, artiste associé de l’édition 2013 qui a découvert son travail à Lille lors du Festival Prémices.

Je mesure la chance qui m’est donnée, je suis honoré . Je suis fier parce que j’aime aussi la programmation de Vincent Baudriller. Mais bon c’est bien d’être fier 5 minutes ensuite il faut travailler !

Alors il s’est plongé dans l’œuvre de Michel Houellebecq. Ce grand roman poétique qui traverse plusieurs décennies de la fin du 20ème siècle.

Adapter un roman au théâtre n’est pas une mince affaire. Julien Gosselin a passé des heures et des heures devant son ordinateur à « dégraisser, enlever, garder des passages ».

L’amour et la sexualité sont racontés de manière explicite dans le roman. Alors Julien Gosselin s’est posé beaucoup de question sur la représentation du sexe sur scène.

Le jeune metteur en scène a fait le choix d’un spectacle frontal en prise directe avec le public. « Le frontal : plus théâtral tu meurs ! » dit-il. Cette forme théâtrale lui permet des allers-retours entre plusieurs formes qui permet au frontal d’exister. Cela induit des ruptures de rythme dans la narration et la représentation sur scène.

Les Particules élémentaires du 8 au 13 juillet à 15h à Vedène, puis à la rentrée au Théâtre du Nord à Lille.

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