50 ans de rencontres photographiques !

Les rencontres d'Arles
Les rencontres d'Arles © édition 2019

Des photographes les plus célèbres aux jeunes inconnus qui rejoindraient plus tard les cimaises des musées, les Rencontres de la photographie ont accompagné bien des parcours, ouvert leur programme a la photographie des autres continents, essaimé leurs expositions et leur savoir-faire jusqu’à la Chine.

France Inter délocalise son antenne pour suivre le Festival. Rendez-vous dans les émissions de France Inter, vendredi 5 juillet :

  • 11h : Regardez voir de Brigitte Patient (enregistrement)
  • 18h : Le mag de l’été de Leïla Kaddour Boudali

En 50 ans, les Rencontres de la photographie ont engrangé plus de 3 000 œuvres et objets photographiques. Des tirages à l’unité, des expositions entières, de grands maitres et de lauréats de prix…

Quelques expositions :

  • THE ANONYMOUS PROJECT 
Anonymous, 1953. Courtesy of The Anonymous Project
Anonymous, 1953. Courtesy of The Anonymous Project / Les rencontres d'Arles 2019

The Anonymous Project est fier de présenter The House. A travers cette visite immersive, nous souhaitons ramener à la vie des moments et des souvenirs perdus dans le temps qui illustrent l’importance de la maison dans nos vies. Lorsque le réalisateur Lee Shulman a acheté par hasard une boite de diapositives anciennes, il est immédiatement tombe sous le charme des personnes et des histoires qu’il a découvertes dans ces petites fenêtres, uniques témoins d’une multitude de vies passées. The Anonymous Project était ne. En collectant et en préservant les diapositives des 70 dernières années, le projet nous fait redécouvrir une mémoire collective anonyme sur le point de disparaître. Les intenses couleurs du Kodachrome capturent des instants intemporels et donnent une seconde vie à ces milliers d’anonymes. Toutes ces photographies amateurs sont le journal kaléidoscopique d’une époque, d’une société, et leurs imperfections les rendent d’autant plus fascinantes, drôles et déconcertantes.

  • ARLES A 50 ANS, LA COLLECTION DES RENCONTRES 
Denis Brihat, Tulipe noire, 1980
Denis Brihat, Tulipe noire, 1980 / collection des Rencontres d’Arles, ouvrage publié pour la 50e édition

Arles fête ses 50 ans. Toute une histoire qui a vu défiler le monde de la photographie. Sous l’oeil vigilant de ses fondateurs – Lucien Clergue, Jean-Maurice Rouquette et Michel Tournier – 26 directeurs et directrices artistiques se sont succédé pour présenter plus de      1 234 expositions, et chaque été la ville résonne un peu plus des clameurs de la photographie. Arles a été – est toujours ! – le lieu des découvertes, des surprises, des débats, des scandales. La plupart des photographes y sont un jour passes, et pour beaucoup, exposer à Arles a changé le cours de leur carrière. Se replonger dans la collection des Rencontres d'Arles aujourd’hui, c’est revivre un peu de l’histoire de la photographie. A l’occasion du cinquantenaire, un travail inédit d’identification, de classement, d’inventaire a été réalisé afin de transformer l’archive en mémoire, pour que demain, chacun puisse consulter le fonds des Rencontres d'Arles et en reparcourir l’histoire. La présente exposition, ainsi que les deux publications qui l’accompagnent sont un premier pas vers une meilleure connaissance du rôle qu'a joué le festival dans la vie de nombreux passionnés de photographie.

  • VR ARLES FESTIVAL
Re-Animated by Jakob Kudsk Steensen
Re-Animated by Jakob Kudsk Steensen / Les rencontres d'Arles 2019

Le VR Arles Festival a fait de l’art immersif, des fictions et documentaires en réalité virtuelle, le fil conducteur de sa programmation. Créé conjointement par BNP Paribas, les Rencontres d’Arles et Fisheye, l’événement a accueilli plus de 40 000 visiteurs lors de l’édition 2018. Le festival revient pour sa quatrième édition avec, en parallèle des œuvres en compétition, un parcours jeune public qui présentera une sélection d’expériences immersives ainsi que des ateliers pédagogiques dédies aux enfants. Lors de la semaine d’ouverture, qui accueille des personnalités du monde de l’art, du cinéma et de la réalité virtuelle, une journée est consacrée à des conférences sur la création artistique en réalité virtuelle, et un jury remet un prix au Meilleur film VR de la sélection. Le festival est heureux de reconduire la Résidence d’écriture pour la réalité virtuelle en partenariat avec l’Institut français, accueillant auteurs, artistes et experts VR à Arles la semaine du 26 aout.

  • WILLY RONIS
Willy Ronis, Vincent, model aircraft flyer, Gordes (Vaucluse), 1952
Willy Ronis, Vincent, model aircraft flyer, Gordes (Vaucluse), 1952 / Courtesy of the Ministry of Culture MAP RMN-Grand Palais Willy Ronis donation

Né en 1910 à Paris, France. Décédé en 2009 à Paris, France. LE LUBERON DE WILLY RONIS, 1947-1979 Le regard ≪ du photographe qui aime l’être humain ≫ comme il se définissait, se pose sur le Luberon. Personnage clé de l’histoire de la photographie française, Willy Ronis est l’une des plus grandes figures de la photographie dite humaniste. Photographe de la ville et de la condition ouvrière, Willly Ronis découvre le Luberon en 1947 pour s'installer définitivement, en 1972, à L'Isle-sur-la-Sorgue. Pendant toutes ces années, il va photographier les paysages de Provence, villes (Cavaillon, Carpentras…) et villages (Murs, Bonnieux…), les lumières franches, les ombres rafraîchissantes et dans une apparente simplicité, la vie quotidienne des Provençaux. Il y réalisera certains de ses clichés les plus célèbres comme le Nu provençal ou Vincent aéromodéliste pris à Gordes dans la maison familiale. L'exposition invite à découvrir, ou redécouvrir, à travers 60 photographies pour certaines inédites et pourtant si familières, un panorama paysage et humain de cet arrière-pays provençal qu'il aimait tant. Cette sélection issue du fonds Willy Ronis a été mise à disposition par la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine (MAP).

  • RAYMOND DEPARDON
Raymond Depardon, Une journée au SHAPE Rocquencourt, 1962
Raymond Depardon, Une journée au SHAPE Rocquencourt, 1962 / TAM/ECPAD/Défense/PAR 79-8

Ne en 1942 à Villefranche-sur-Saône, France. Vit et travaille à Clamart, France. 1962-1963, PHOTOGRAPHE MILITAIRE : Affecte comme photographe à la rédaction du magazine Terre Air Mer (TAM), le ≪ Paris Match des armées ≫, Raymond Depardon réalise entre juillet 1962 et aout 1963 deux milliers de photographies au moyen format. Pour le compte de la revue, Raymond Depardon entreprend un véritable tour de France militaire aux cotes des différentes unités et photographie depuis le sol, le ciel et la mer, réalisant ainsi un panorama du territoire métropolitain, pour des entrainements ou des événements, pour des sujets de sociétés ou institutionnels. Portraits, paysages, photographies sportives ou d’ambiances, il expérimente sans cesse et saisit sur la pellicule une armée française engagée dans le bond technologique des Trente glorieuses et fixe le portait d’une génération. L’exposition Raymond Depardon : 1962-1963, photographe militaire est une création originale, à la fois par son contenu compose de photographies présentées pour la première fois depuis leur parution dans le magazine TAM et également par sa forme, qui verra l’accrochage de tirages spécialement fabriques pour l’occasion sous la supervision de Raymond Depardon.

A l’occasion de sa 50e édition, le festival invite tous les visiteurs, participants, témoins de ces cinq décennies de photographie à partager leurs souvenirs et leurs archives par l'intermédiaire d'une plateforme participative permettant à tous de déposer photographies, vidéos, enregistrements sonores, documents numérises (journaux, affiches, lettres…) et témoignages. 

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