Comment les peintres de la Renaissance ont peint leurs rêves ? C’est le thème de l’exposition « La Renaissance et le rêve » qui s’ouvre au Musée du Luxembourg jusqu’au 26 janvier 2014. Un parcours dans les œuvres de Véronèse, Gréco, Bosch….

Dans notre société où le temps s’accélère, cette exposition est un petit havre de paix où le temps semble s’arrêter. L’on croise de belles endormies, des dormeurs-rêveurs, des songeurs mais aussi des monstres… Il y a beaucoup de mystère dans ce parcours.

L’exposition montre aussi la fracture entre les peintres du Nord et du Sud. Les italiens comme Véronèse tirent leurs songes de la bible ou de la vie des saints, tandis que les peintres du Nord comme Bosch nous font pénétrer dans leurs cauchemars avec leurs visions infernales avec des personnages obscurs surgis de nulle part.

Petit parcours avec l’historienne d’art Chiara Rabbi-Bernard , l’une des commissaires de l’exposition

Allégorie de la Nuit – vers 1553-1555 – Michele di Ridolfo del Ghirlandaio, d’après Michel-Ange

Renaissance Allégorie de la Nuit
Renaissance Allégorie de la Nuit © Dresde, Staatliche Kunstsammlungen © BPK, Berlin

Le Rêve de Raphaël ou Allégorie de la vie humaine – 1595 – Jan 1er Bruegel

Renaissance Le Rêve de Raphaël
Renaissance Le Rêve de Raphaël © Gift of Joey and Toby Tanenbaum © Art Gallery of Ontario

Vénus endormie et Cupidon – Pâris Bordone

Renaissance Vénus endormie
Renaissance Vénus endormie © © Cameraphoto/Scala, Florence - courtesy of the Ministero Beni e Att. Culturali

La vision de Tondal – 1520-1530 – Ecole de Hieronymus Bosch

Renaissance La vision de Tondal
Renaissance La vision de Tondal © © Museo Lazaro Galdiano - Madrid

Vision de l’Au-delà – 15015 – 1510 - Hieronymus Bosch

Renaissance Vision de l'Au-delà
Renaissance Vision de l'Au-delà © © Scala, Florence - courtesy of the Ministero Beni e Att. Culturali

La Renaissance a conféré aux songes une importance extraordinaire. Pour les philosophes, les théologiens, les médecins et les poètes des XVe et XVIe siècles, en rêvant, l’homme s’évade des contraintes de son corps et peut entrer en relation avec les puissances de l’Au-delà, divines ou maléfiques. Loin des questionnements de notre époque marquée par la psychanalyse et renseignée par les neurosciences, cette conception fascine les artistes de la Renaissance, qui sont confrontés en outre à un défi majeur : comment représenter l’irreprésentable ? Selon le sujet, les périodes et les régions, ils ont apporté à cette question des réponses fort différentes, que l’exposition propose de réunir et de confronter. Le parcours conduit naturellement le visiteur de l’endormissement au réveil, traversant rêves, visions et cauchemars.

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