Le chanteur Hervé Vilard, la photographe Sabine Weiss, la libraire Sylvia Beach Whitman, l'artiste chanteur et comédien Sébastien Tellier et l'écrivain Serge Joncour étaient les invités d'Augustin Trapenard. Retrouvez tous les plus beaux extraits de Boomerang de la semaine.

"Lire, c'est voir le monde par mille regards" - Serge Joncour
"Lire, c'est voir le monde par mille regards" - Serge Joncour © Getty / Nattapong Wongloungud / EyeEm

Les plus beaux moments de "Boomerang" vous ont échappé cette semaine ? Retrouvez-les tous grâce au mix de Pablo Cotten :

11 min

Le best-of de Boomerang du vendredi 13 décembre 2020

Par Pablo Cotten

Sabine Weiss

Elle vient de recevoir le Prix Women in Motion pour la photographie, décerné par Kering et Les Rencontres d’Arles. Au micro d'Augustin Trapenard, la photographe de 96 ans est venue partager les plus beaux moments de sa carrière immortalisés à jamais derrière son objectif : 

Visuellement, je photographie tout le temps

"Pourquoi j'ai fait tant de photos de nuit ou de gens dans la rue ? Parce que je me promenais, après avoir mangé, avec mon mari, on sortait, on allait au bois de Boulogne, on allait dans les quartiers... Certains m'amusaient, d'autres me peinaient parce qu'il y avait quand même beaucoup plus de misère [qu'aujourd'hui]. Mais il y avait aussi des gens drôles, des gens qui, entre eux, se rasaient ou jouaient aux cartes. Il y a beaucoup de choses qui se passaient dans la rue autrefois. 

Je ne crée pas, je témoigne de ce que je vois

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Sébastien Tellier

Il sort aujourd'hui "Simple Mind", où il revisite certaines de ses plus belles compositions en version acoustique. Après son dernier album "Domesticated", le célèbre musicien français revient avec un condensé de ses plus belles œuvres, dans un concert minimaliste. Sébastien Tellier était au micro de Boomerang

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ST: "La musique, c'est un monde magique où tout est tout est beau. Tout est fascinant. Tout envoûtant. Chaque nouvelle chanson est une nouvelle aventure. Quand je suis en studio ou que j'enregistre mes chansons, je suis dans une bulle. 

La réalité me fait un petit peu peur car j'ai l'impression qu'elle est bornée, qu'elle n'est pas malléable. On n'a jamais le dessus sur la réalité. La musique, elle, on peut toujours la refaçonner mais la réalité il n'y a rien à faire".

La poésie ne peut pas mourir. Ce virus c'est une connerie. C'est la poésie qui va tout surmonter

Sylvia Beach Whitman

Chaque jour, dans sa célèbre librairie bohème, Shakespeare & co, elle accueille des lecteurs et des écrivains du monde entier. Au micro d'Augustin Trapenard, elle venue nous raconter son amour pour l'écriture, la lecture et la littérature.

SW : "Une citation est très importante pour moi, elle est de l'écrivain James Baldwin : "Vous pensez que vos souffrances et votre cœur brisés n'ont pas de précédent dans l'histoire de l'humanité, puis vous lisez. Ce sont les livres qui m'ont appris que mes plus grands tourments étaient en réalité ce qui me liait à tous les êtres vivants et à tous ceux ayant jamais vécu".

Une autre citation d'André Chamson que j'adore, qui disait : "Sylvia a transporté le pollen comme une abeille. Elle a fécondé ses écrivains les uns par les autres. Elle a fait plus pour lier l'Angleterre, les États-Unis, l'Irlande et la France que quatre ambassadeurs réunis".

Je suis impatiente de revoir les humains dans la librairie car c'est le lieu d'un mélange charmant entre la solitude et le rassemblement

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Serge Joncour 

L'écrivain vient de remporter le Prix Femina 2020 pour son dernier livre, "Nature humaine", où il dresse le portrait d’une famille d’agriculteurs confrontée aux enjeux qui bouleversent le monde agricole. Serge Joncour est venu nous conter ses plus belles références littéraires en même temps que son amour des livres

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"Dans les années 70-80, on entendait beaucoup Marguerite Duras. C'est quelqu'un qui me fascinait par sa diction, par sa sagesse, par le fait de ne pas toujours comprendre mais, en y réfléchissant un peu après coup, elle n'avait pas tort. Il y avait une forme d'autorité indiscutable. C'est comme si elle avait compris et pas nous.

Je pense aussi à la phrase de Albert Camus qui disait à ceci près que les fléaux et les guerres reviennent toujours et, pourtant, ils y trouvent toujours l'homme aussi démuni, on ne retire rien de nos expériences. Le mot de résilience, il est très beau, il est formidable. Le problème, c'est qu'il va souvent de pair avec l'oubli. 

Il ne faut pas oublier, il faut retenir de toutes ses expériences

Il reste les livres pour toucher l'autre, pour le sentir au plus près. Lire, c'est voir le monde par mille regards, c'est toucher l'autre dans son essentiel secret, c'est la réponse providentielle à ce grand défaut que l'on a tous de n'être que soi".

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Hervé Vilard

Après d’immenses succès dans la chanson, Hervé Vilard s’est révélé comme écrivain avec "L’âme seule" et "Le bal des papillons". Voici qu'il publie "Du lierre dans les arbres", l'histoire d'un chanteur qui aime son public plus que tout mais qui voudrait disparaître, un homme qui voudrait donner ce qu'il n'a pourtant jamais reçu. Le chanteur et écrivain se confiait dans Boomerang

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HV : "Ah que c'est beau, Moderato cantabile de Marguerite Duras ! Je crois qu'elle aimait les mots de mes chansons. Il y avait d'autres chansons qu'elle a aimée comme "Capri, c'est fini", "Le bateau sur la montagne"… Elle était toujours étonnée des gens qui pouvait écrire des chansons. J'aimais les mots dans sa bouche. On sentait que les mots, c'était comme des fruits. 

Ce qui m'a toujours intéressé, c'était de voir le monde. Et je l'ai vu ! Je l'ai d'abord traversé à travers la musique, en étant disquaire grâce à Daniel Cordier, Mile Davis, Maria Calas, Dalida et tant d'autres. C'était déjà un premier accès à la liberté. Tout cela m'a donné l'envie d'exister et de chanter. 

Aujourd'hui, nous vivons une période tellement démoralisante que ça demande une grande mobilisation et une résistance".

Aller plus loin

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