Trop d'écrans pour nos enfants ? Quels choix faire pour eux alors qu'ils ne peuvent pas y échapper. L'équipe du Salon du livre et de la presse jeunesse de Seine-Saint-Denis espère la création d'un label pour mettre en valeur les meilleures créations.

Transbook est un projet européen pour la transition numérique et l’internationalisation du secteur de l’édition jeunesse.
Transbook est un projet européen pour la transition numérique et l’internationalisation du secteur de l’édition jeunesse. © capture d'écran http://transbook.org/fr

La conférence From Paper to Screen 2017 présentera lors du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, une série de success stories internationales, des projets éditoriaux en réalité augmentée,  en réalité virtuelle et des applications à destination du jeune public.

Les professionnels, éditeurs, auteurs, artistes, continuent d'explorer les meilleures formes de création numérique pour stimuler le langage et l'imagination des enfants. Pour l'instant les usages changent peu. Dans le domaine de la littérature jeunesse, le papier occupe toujours le devant de la scène. 

Stimuler la création

Dans la vie des enfants, lorsque les écrans se présentent sous leurs yeux, ils montrent rarement le meilleur de la création. Les parents et les enfants ont beaucoup d’écrans à disposition, mais in fine, ce sont Amazon, Google et Apple qui concentrent les canaux de diffusions. Ces stores proposent des choses très basiques. Le secteur de la création pour les enfants est balbutiant et donc peu connu, même pour des choses très créatives. Elles ne sont jamais mises en avant par les diffuseurs. 

Raison pour laquelle l'équipe du Salon du livre et de la presse jeunesse, SLPJ, s'est associée à d'autres partenaires européens, autour du projet Transbook

Sylvie Vassalo, directrice du Slpj, espère fédérer les acteurs de la création numérique dans le domaine de la littérature jeunesse.  "On s’est associé à des festivals des artistes et des éditeurs norvégiens ou britanniques qui réfléchissent à la manière dont le savoir faire de littérature jeunesse peut s’adapter aux écrans. On peut avoir des projets  poétiques justement parce qu'ils sont développés sur écran. On a un organisme qui fait une veille collective sur cette littérature, d'une part, et d'autre part, il faut inventer les bons modèles de production et de diffusion, pour  créer une économie viable pour ce secteur". 

Ces nouvelles formes d'écriture pour les enfants, pour l'instant, personne ne les maîtrise complètement. Soit parce qu'elles ne trouvent pas de modèles économiques, soit parce que les éditeurs ne peuvent les endosser. Elles sont au croisement de savoir-faire dans le domaine de la littérature traditionnelle, du jeu vidéo et du cinéma d’animation. Elles nécessiteraient donc des systèmes de production hybrides. C'est tout un circuit qui est à construire. 

L'écran, un lieu commun pour toute la famille

Les professionnels réunis autour du projet Transbook espèrent pouvoir créer un label  européen qui  permettrait d’avoir des espaces de promotion de ces œuvres dans les festivals. Ce serait un moyen pour le public d'être conseillé vers les créations les plus poétiques, ou les plus inventives. Cela permettrait peut-être aussi de faire le poids dans les discussions avec les diffuseurs.

Cette démarche est sous-tendue par le souci de faire des écrans un lieu de création et de d'échange en famille. 

Sylvie Vassalo : Je pense qu'il faut toujours être avec son enfant quand il est sur un écran.  Quand ils ont des applis dans les mains, il faut que ce soit un objet de dialogue, l’écran doit un être un lieu commun pour la famille

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