Louvre Lens
Louvre Lens © CC Forgemind ArchiMedia

Le Louvre Lens a tout juste un an et déjà 900.000 visiteurs à son actif. Une réussite pour le musée inauguré le 4 décembre 2012, sur un ancien site minier le jour de la Sainte Barbe, la sainte patronne des gueules noires.

Un an plus tard, le succès est au rendez-vous de cet "ovni" de verre et d'aluminium poli va au delà de toutes les espérances. Les prévisions les plus optimistes tablaient sur 700.000 visiteurs la première année, pour ensuite redescendre à une vitesse de croisière autour de 500.000 entrées par an. Le million de visiteurs était totalement inespéré.

Objet de près de 5.000 articles dans la presse, classé en début d'année par le New York Times 26e des 46 lieux à découvrir en 2013 et récemment distingué par le prix d'architecture de l'Equerre d'argent, le Louvre-Lens a attiré 20% de visiteurs étrangers, de 70 nationalités différentes. Les autres (56%) sont originaires du Nord Pas de Calais et de la Belgique voisine.

Les raisons du succès

Le Louvre Lens a été conçu par le cabinet d'architectes Sanaa qui a reçu cette année l'équerre d'argent -la plus haute distinction pour les architectes en France- pour son travail à Lens.

Et puis il y a la marque Louvre et les oeuvres exposées ne sont pas des oeuvres mineures, bref, c'est un musée qui attire et forcément, la région ne peut que se féliciter de se succès.

Malgré ce succès en termes des critiques et du public, les retombées touristiques et économiques sur ce territoire sinistré depuis la fermeture des mines sont encore modestes. Tout de même, le chiffre d'affaires des restaurateurs de l'agglomération lensoise a augmenté "de 20 à 25% en moyenne en un an.

Le reportage de Claire Mesureur

L'objectif du Louvre-Lens

Le Louvre-Lens a coûté 150 millions d'euros, mais derrière le bâtiment et les oeuvre d'art, il y a l'objectif de donner au territoire un autre avenir économique et faire en sorte qu'il ne soit plus champion de France du taux de chômage. Mais "c'est un processus long, qui peut prendre dix ou quinze ans", souligne Benoît Brocq, chargé du développement économique à la mission bassin minier. L'ouverture du musée Guggenheim en 1997 à Bilbao, au nord de l'Espagne, avait permis au final la création de 5.000 emplois et le quasi doublement du nombre d'hôtels.

Encore "imparfaite" avec environ 250 chambres entre Lens et Liévin, la capacité hôtelière devrait augmenter avec la réalisation de deux établissements de trois et quatre étoiles et leurs 130 embauches prévues, mais pas avant 2016/2017.

"Lens ne s'éveille au tourisme que depuis un an. Aujourd'hui, on est essentiellement sur de l'excursionnisme", reconnaît Marlène Virey, chargée de promotion à l'office de tourisme Lens-Liévin, qui a reçu en moyenne 35 groupes par mois depuis l'ouverture du musée, contre 35 groupes à l'année auparavant.

L'organisme table sur le classement du bassin minier à l'Unesco, mais aussi sur les commémorations du centenaire de la guerre de 14-18 et les matchs de l'Euro de football 2016 au Stade Bollaert pour doper les visites, notamment de Britanniques.

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