La première rétrospective en France de Robert Mapplethorpe, depuis sa mort en 1989, présente 250 clichés, en ce moment au Grand Palais à Paris.

De Lisa Lyon, championne de body building à Patti Smith, en passant par Iggy Pop, William Burroughs et Andy Warhol, jusqu'à des photos plus "sulfureuses" de sadomasochisme gay, c'est tout l'univers de cet artiste fasciné par Michel-Ange qui nous est présenté. A travers le regard de Robert Mapplethorpe, cette rétrospective est aussi un portrait de l'Amérique des années 60-70, les années de la libération sexuelle et de l'affirmation de l'identité homosexuelle.

A l'entrée de l'exposition, le célèbre autoportrait de Robert Mapplethorpe déjà marqué par la maladie. Il tient une canne dont le pommeau représente une tête de mort.

Patti Smith par Mapplethorpe 1978
Patti Smith par Mapplethorpe 1978 © Robert Mapplethorpe Foundation

C'est un cliché qui reflète l'esprit de provocation et la lucidité d'un artiste qui durant sa brève existence a été obsédé par le sexe et par une recherche de la perfection dans les formes, les visages, les corps, les fleurs aussi.

Parti pris audacieux de cette rétrospective : nous faire découvrir le regard de Robert Mapplethorpe à rebours du temps, en finissant par ses premières photos prises avec un polaroid avec l'encouragement de Patti Smith, sa compagne dans le New-York des années 60-70.

Pour l'inauguration de l'exposition la rockeuse était très émue.

Patti Smith avec Isabel Pasquier

Enfant torturé par ses passions charnelles, Robert Mapplethorpe a violemment bousculé la société puritaine des années 60. On ressent devant ses clichés les plus "hard" ses affinités avec l'oeuvre de Jean Genet.

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