Retrouvez tous les moments forts des entretiens de Boomerang cette semaine. Augustin Trapenard était avec le musicien Mirwais, le comédien Nicolas Maury, l'écrivaine et journaliste Irène Frain, l'acteur Jérémie Renier et le chanteur Francis Cabrel.

"Nous sommes tous des êtres en quête d’identité" - Nicolas Maury
"Nous sommes tous des êtres en quête d’identité" - Nicolas Maury © Getty / stock_colors

Pablo Cotte vous propose de revivre tous les plus beaux moments de Boomerang cette semaine avec son mix hebdo : 

10 min

Le Best-of de Boomerang du vendredi 23 octobre 2020

Par Pablo Cotten

Mirwais

Il était le guitariste et le compositeur du célèbre groupe français Taxi Girl dans les années 80 avant de suivre sa propre carrière solo qu'il consacre avec la sortie de son album Production. Sa notoriété grandit après avoir notamment produit les albums Music et American Life de Madonna. Il va sortir prochainement son nouvel album The Retrofuture, et vient de sortir un nouveau titre 2016-My Génération. Le musicien, compositeur, chanteur et producteur était dans Boomerang : 

Mirwais : "On est arrivé dans une ère de falsification globalisée. Dans la société avant, la plupart des gens progressaient d'une manière verticale. Sauf qu'aujourd'hui, ce n'est plus pareil. Les trajectoires sont transversales. Trump en est un très, très, très bon exemple. Il est passé par la téléréalité et il est devenu président des Etats-Unis alors que c'est un abruti. À un moment donné, il faut quand même comprendre que les imposteurs, qui ont toujours existé dans la société, au lieu d'être du 80/20 d'imposteurs, aujourd'hui on est sur un 50/50…

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Francis Cabrel

Il est l'une des voix les plus incontournables de l'histoire de la chanson française. Depuis ses débuts en 1977, il continue à chanter le sentiment amoureux par ses célèbres chansons qui résonnent souvent en nous de "Je l'aime à mourir", "Encore et encore", "Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai", ou encore "Petite Marie". Le chanteur vient de sortir son 14e album "À l'aube revenant". Il était, à cette occasion, l'invité d'Augustin Trapenard

FC : "Je pense hélas qu'on vit dans un monde qui va droit dans le mur. C'est ça qui me terrorise. Surtout pour mes enfants et encore plus pour mes petits enfants. Je pense qu'on va respirer encore pendant 50 ans et qu'après ça va malheureusement être de plus en plus compliqué. Il est même peut-être trop tard. D'ailleurs, pour prendre une très grande décision qu'on ne prend pas tous ensemble… La moitié de la planète serait d'accord pour y aller, mais l'autre moitié hésite ou même refuse, comme les Américains récemment. Ça parait un peu mal embarqué. Je pense que l'homme au fond, le dos au mur, trouve toujours une solution. Jusqu'à présent, c'est ce qui s'est passé. 

Je reste très légèrement optimiste, mais vraiment très peu

Je suis tellement content quand j'ouvre un bouquin dans lequel je m'embarque, où je croyais jamais arriver. C'est fantastique. 

Les mots, la littérature, la chanson, ce n'est pas l'art mineur que certains ont prétendu qu'il soit. Je pense que c'est quelque chose de très noble

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Dès le début, j'ai compris qu'on aimait chez moi mes chansons d'amour à peu près uniquement. C'est ce qui m'a un peu agacé parce que j'ai toujours voyagé entre Leonard Cohen et Jimi Hendrix ou encore Les Zeppelin. Quand j'avais 17 ans, c'est ce qui me fascinait le plus donc il manquait quelque chose à ce côté romantique exclusif. C'est cette part de rock. Sur chaque album, j'essaie de visiter tout ce qui me plaît. 

Ce n'est pas une hantise. J'ai eu mal quand j'ai eu 60 ans, je l'avoue. Mais maintenant, je fais semblant d'être un peu nostalgique. Ce n'est pas une préoccupation majeure".

Irène Frain 

La romancière et journaliste est en lice pour le prix Goncourt avec son dernier livre "Un crime sans importance". Un récit par lequel elle tente de conjurer le silence auquel elle s'est retrouvée confrontée suite au meurtre de sa sœur. Une enquête qui joint l’intime et le social. Irène Frain s'est confiée au micro d'Augustin Trapenard

IF : "Je suis un peu comme tout le monde, je n'ai pas vu le trou noir qui s'agrandit jour après jour, à la lisière de nos existences tranquilles. La vie, c'est d'être fondamentalement inattentif et surtout quand on est jeune, parce que la vie, c'est l'insouciance. Nous nous en apercevons actuellement. Nous sommes évidemment de façon nécessaire privés de l'insouciance de nos gestes, car qui n'a pas oublié son masque par exemple ? La vie, c'est l'insouciance. Évidemment, il y a des contraintes, il faut les accepter. Mais dans l'insouciance de la jeunesse, je n'ai peut-être pas tout vu. 

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Les mots sont une sorte de superforeuse comme les tunneliers. On va dans la chape de silence et on veut la lumière et on met en œuvre le tunnelier-littérature. Et là, je l'ai fait avec une énergie totale parce que ma survie psychique était en jeu. 

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Nous sommes notre passé. Si nous ne le rattrapons pas, c'est lui qui nous rattrapera. Il faut l'affronter

📖 LIRE - Irène Frain : Un crime sans importance 

Nicolas Maury

Il sort son tout premier film en tant que réalisateur "Garçon Chiffon", labellisé Cannes 2020. Il se révèle en 2015 dans la série "Dix pour cent" qui vient de sortir sa quatrième saison dans laquelle il interprète le rôle d'Hervé. Le comédien est éclectique et jongle entre le cinéma, la télévision et le théâtre. Il est venu nous émouvoir au micro d'Augustin Trapenard

NM : "Peut-être que dans cette nuit noire, nous pouvons vraiment continuer à réparer par nos fictions, par la tendresse, par des visions d'humanité, par des propositions d'humanité. 

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Il faut du cœur, il faut un cœur ample et il ne faut pas être une petite nature. Il ne faut pas être une midinette.

Soi est liquide, soi est une chose invincible, parce que l'écriture de soi, l'écriture "close to home", c'est très intéressant, c'est au contraire muscler son âme, s'affranchir des limites. On veut toujours nous mettre dans des limites et justement, se restreindre par deux, par des tutoiements avec des grands auteurs, ça nous fait nous déployer plus qu'autre chose".

J'ai peur de la trahison. J'ai peur de l'homme au sexe vagabond

  • Nicolas Maury est à l'affiche de Garçon Chiffon, aux côtés de Nathalie Baye : 

Jérémie Rénier 

Depuis 1995, il est passé par l'objectif des plus grands, notamment les frères Dardenne dans La Promesse, de François Ozon dans "Les amants criminels", de Bertrand Bonello dans "Le pornographe" et de tant d'autres. Il est à l'affiche du dernier film de Charlène Favier "Slalom" où l'on suit une emprise destructrice entre un entraîneur et une jeune championne de ski, adolescente (interprétée par Noée Abita). Jérémie Renier était dans Boomerang

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Mais en réalité, que ce soit pour l'amour, pour la vie, pour le professionnel, pour tout, on a tous peur et c'est normal. Il faut un endroit où il faut se refréner pour ne pas aller droit dans le mur. 

Qu'est-ce que je veux être ? Moi, ça me parle, plein de choses à la fois et, en même temps, moi. On aspire tous à ça. Plus on vieillit, plus on apprend à se connaître. Et puis, on se rend compte qu'on découvre des parties de nous qu'on ne connaissait pas, on arrive à être soi le plus possible. C'est quand même la quête ultime".

  • Jérémie Renier est à l'affiche du dernier film de Charlène Favier "Slalom"
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