Camélia Jordana
Camélia Jordana © Radio France

2009: elle a 16 ans au moment de "la Nouvelle Star", sur M 6.

Camélia Jordana termine troisième, mais le public l’adoube sur le champ. Une voix, rare, une présence. Un disque, dans la foulée, un succès, « non, non, non», de la scène, des duos avec Alain Chamfort, Alex Baupain, un peu de cinéma...

4 ans plus tard, à 21 ans, en, salopette bleue, une cigarette à la main, elle parle avec simplicité de ses passions, la musique et la scène et des professionnels qui l’entourent. Elle évoque d’ailleurs plus volontiers les autres qu’elle-même et rit, de sa voix cassée, quand on lui fait remarquer.

Camélia Jordana est en studio pour enregistrer un deuxième disque avec principalement des chansons du musicien Babx et aussi des titres à elle, car elle écrit et compose, désormais.

C’est fou, ce jazz qu’elle porte en elle, cet étonnant saxophone logé quelque part dans sa gorge. Il avait marqué nos oreilles quand elle interprétait sa première chanson dans la Nouvelle Star, « What a wonderful world », de Louis Armstrong. Pourtant, sa mère a une passion pour le chant lyrique et elle n’a pas grandi en écoutant du jazz, mais plutôt du RnB. Ce n’est pour autant qu’elle a emprunté les « vibes » des chanteuses de RnB, imitiées souvent par les jeunes interprètes.

Camelia Jordana du nez, elle s’entoure bien. Avec elle, des musiciens comme Babx (qui réalise ce nouveau disque), la chanteuse L ou le saxophoniste Thomas de Pourquerie. Depuis quelques mois seulement, elle découvre Barbara, Brel, Ferré, « j’aurais bien aimé les rencontrer, ces zozos là », confie-t-elle, en avouant aussi lire beaucoup de poésie.

Et comme elle est très généreuse, demandez-lui de chanter ce « Spleen », de Baudelaire, qu’elle a mis en musique, elle le fait de bon cœur, ce que peu d’artistes acceptent aussi facilement. Son « Atelier » sera diffusé un samedi de février, à 19h 20.

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