Nous faisons la différence

Est-ce cela le changement climatique ? Vous vous en souvenez, nous avons eu très froid l’été dernier ; et nous pouvons vous dire que nous avons eu chaud tout l’hiver, tant notre avenir semblait incertain. Serions-nous en mesure de garder notre indépendance ?Serions-nous en mesure de vous offrir le festival auquel nous rêvons ensemble ? Mais il fallait se dire, comme l’héroïne de Bizet : “Il est permis d’attendre, il est doux d’espérer.” Le soutien réaffirmé de notre tutelle principale, la Ville de Paris, un nouveau ministère de la Culture qui parle de dégel budgétaire – mot merveilleux pour les amoureux de l’été que nous sommes – et qui envisagerait que la création artistique ne puisse être mesurée qu’à l’aune de ce qu’elle produit dans les esprits et dans les coeurs – donc impossible à mesurer… Espérons donc : pour avoir travaillé depuis vingt-trois ans dans un Paris façonné par Haussmann, nous savons apprécier les trouées et les perspectives nouvelles.Des perspectives nouvelles, c’est ce que nous nous sommes efforcés, cette année encore, de vous offrir. Vous n’avez jamais entendu parler de Sharon Fridman , de Nani Paños et de Rafael Estévez ?Tant mieux ! Rappelez-vous, vous n’aviez jamais entendu parler d’Israel Galván quand nous étions les premiers à vous le présenter à Paris, au Palais Royal, en 2007. Cet été, il revient au théâtre de l’Athénée –, et qui ne le connaît désormais ?Vous attendiez-vous à voir jouer Duras dans les arbres, à danser sur John Cage, à vous lever à l’aube, à vous coucher au petit matin, à découvrir les tours Aillaud de Nanterre, à trouver un chapiteau en plein Paris, ou à voir Royal de Luxe faire son western sous la statue de Napoléon ? À retrouver le mythique duo d’un homme et d’une pelleteuse et la cultissime Chambre d’Isabella ? A découvrir Juliette en Marianne pour le 14 Juillet ? A descendre sous des voûtes pour mieux monter dans les airs ? Au vrai, nous-mêmes ne nous y attendions pas, et c’est, croyons-nous, tout le sel de notre manifestation : oeuvrer dans toute la ville et autour d’elle, même dans les quartiers insensibles, rassembler connu et inconnus, et répondre au désir par le désir.Patrice Martinet

Westerns aux Invalides

Avec le retour pétaradant de Royal de Luxe suivant une Rue de la Chute tournée vers les plaines du Far West, et une nuit sous les étoiles (de shérif) avec trois chef-d’oeuvre cinéma, l’été aux Invalidess’annonce… plutôt canon.- Rue de la chute Affutez vos éperons, ajustez vos holsters, préparez vos flèches et vos calumets : Royal de Luxe confronte ses colts aux canons des Invalides. Car revoici à Paris la plus facétieuse des compagnies de rue, réunissant des machines folles et des humains pas moins fous, conciliant l’énorme qui en met plein la vue et les petits détails qui font l’inoubliable. Dans la poussière du mois d’août, ils proposent une nouvelle création tournée vers le Far West, et sur laquelle règne encore le silence des grandes plaines…

- La nuit du western

Pour clore sous les étoiles (de shérif) l’édition 2012, venez passer une nuit pleine de coups de feu et de diligences, de cactus et de saloons, entourés d’hommes de parole, de caïds de la gâchette ou du poker, de filles perdues et de femmes à poigne…Au programme trois états du western, trois grands réalisateurs et une nuée de stars – Henry Fonda, Marlene Dietrich, John Wayne, Dean Martin… La Poursuite infernale, L’Ange des maudits ou Rio Bravo : chacun de ces classiques du cinéma porte une vision différente de l’Ouest américain. Mais qu’on soit dans le désert de Monument Valley avec John Ford, dans un film noir en technicolor de Fritz Lang, ou entre hommes chez Howard Hawks, la morale de l’histoire reste la même : quand tout est perdu, seul reste l’honneur. Y avait-il pour se le rappeler un meilleur endroit que la Cour des Invalides ?

La poursuite infernale
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