Pierre Lemaître
Pierre Lemaître © Thierry Rajic / Figure/Albin Michel

Pierre Lemaître a commencé à écrire"Au-revoir là-haut " (Albin Michel)il y a des années. Pour parler de la guerre de 14, il a pensé qu’il valait mieux commencer par la fin. L’après-guerre. Ce moment où la France ne veut pas voir ses combattants, jeunes hommes brisés.

"Au-revoir là-haut " s’invente autour de trois personnages. Le lieutenant Pradelle prêt à sacrifier ses hommes pour son ambition. Edouard Péricourt et Albert Maillard, deux soldats rescapés improbables des tranchées. Ces deux-là imaginent une escroquerie aux monuments aux morts (commerce juteux de l’après-guerre) alors que Pradelle, c’est sur le commerce des cadavres qu’il compte pour prospérer. Un long roman fort bien bâti avec la solide expérience de Lemaître dans le domaine du polar. La France s’est montrée ingrate avec ses poilus à l’époque et il nous montre comment ceux qui sont ressortis de cette boucherie n’ont guère pu s’extraire de la fange où on les avait mis. Il n’y a chez les héros de Pierre Lemaître pas plus de fleurs à leurs fusils que sur leurs costumes civils, mais ils regardent avec tendresse et fraternité.

Pierre Lemaître, l'après-guerre et le commerce de la mort

En 2014, commémorons aussi sobrement que possible une guerre qui n'a pas eu d'équivalent

Au-revoir là-haut, Pierre Lemaître, Albin Michel

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.